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Chronique: reculade v/s repentance

Bataille à distance concernant le droit de cité à une opposition. La convocation de la session extraordinaire du Parlement prend prétexte l’examen et l’adoption d’un projet de loi qui a pour objet principal de modifier le sort du chef de l’opposition à l’intérier des institutions. Il s’agit de modifications radicales à apporter à des dispositions existantes qui n’ont jamais été appliquées. Les opposants actuels dénoncent l’initiative du pouvoir majoritaire à vouloir procéder à cette révision accusant cousus de fil blanc les arguments qui la motivent. Pour avoir été les forces au pouvoir ayant inspiré la constitution et donc les dispositions traitant de la place à faire à l’opposition à l’intérieur des institutions, le pouvoir actuel prête le flanc aux critiques qui le taxent de procéder à un reniement de lui-même pour des calculs bassement politiciens, et plus précisément dans le seul but de faucher l’herbe sous les pieds de Marc Ravalomanana. Procès d’intention qui trouve peut-être raison d’être, mais qui se retourne pareillement contre les opposants.

Pour organiser une sorte d’États-généraux de l’opposition, les différentes forces ayant intention de composer l’opposition officielle ont tenu assemblée au Carlton. Rien que la possibilité d’occuper ces lieux témoignent d’un énorme progrès si l’on se réfère à 2007. À cette époque, que de difficultés avait rencontrées Herizo Razafimaleho pour trouver une salle simplement pour tenir une conférence de presse, tous les établissements ayant pignon sur rue subissant plus que de simples pressions pour refuser la location de la moindre salle à des opposants. Il est possible que Monsieur Ravalomanana ait opéré lui aussi un virage à 180° quant aux considérations qu’il fait de la démocratie, toujours est-il que résonnent toujours dans les échos ses propos décrétant que «ceux qui ne donnaient pas accord au MAP exprimaient leur anti-patriotisme». Possible que le pouvoir actuel n’accorde pas foi en la sincérité de la repentance et ne veut pas courir le risque de conditionner la réussite de son plan à l’hypothèse de l’honnêteté d’un repenti. Le doute se fait encore plus raisonnable lorsque Monsieur Alain Andriamiseza pointe son ombre pour espérer soutirer le rôle du 3ième larron. Un bonhomme qui privilégie davantage le cynisme à la repentance, du reste un luxe hors de sa portée tant des va-et-vient il ne s’est jamais embarrassé, vu le nombre de ceux-ci il a fini par s’en faire de vrais boulets.


Léo Raz       

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