Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : Balayée la spéculation à propos des PDS

Les communales restent sous séquestre

Le suspens demeure quant à la tenue des élections municipales et communales, pour l’an saint 2019 ou renvoyée en 2020. Qui et quand va en décider ? Le Chef de l’état a fauché l’herbe sous les pieds de ceux qui ont commencé une campagne visant à le discréditer lui prêtant l’intention de démettre systématiquement les maires ayant épuisé leur mandat et de nommer des PDS acquis à sa cause à ces postes devenus vacants. Ce faisant il a mis à profit cette déclaration de bon ton pour souffler le froid avec ce chaud. Disant avoir entendu les doléances des opposants qui ont même fait de la révision des listes électorales un objet de chantage en conditionnant leur participation à cette révision, le Président laisse à chacun le soin d’assumer ses responsabilités. Le brouillard ne s’est pas dissipé. Le temps d’établir un constat dictant l’impératif ou non de procéder à une révision opérée de façon sérieuse, le délai pour convoquer les électeurs 90 jours avant la tenue des élections s’amenuise dangereusement avec un risque de n’avoir de solution qu’à les organiser en période de pluie, hypothèse fortement déconseillée par la loi et par le bon sens.
À l’impossible nul n’est tenu, à faire au mieux constitue une obligation constante. L’occasion se présente pour entrer les listes électorales dans un moule conforme à la réalité.

On dispose des résultats du recensement national, peut-être qu’il serait opportun de les utiliser pour servir sinon de semelle au moins de base de vérification de l’établissement des listes électorales en procédant à des rapprochements des états obtenus.
Les quelques chiffres approximatifs des résultats du recensement livrés au public parlent suffisamment et posent des questions parfois troublantes. Le recensement dénombre une population d’environ 25 millions, les listes électorales ont grossièrement atteint le chiffre de 10 millions. Ces résultats ne confortent pas nécessairement les évaluations. À voir les nuées d’enfants et d’ados qui essaiment à maints endroits dans les champs comme dans les rues aux heures de sortie d’école, on n’a pas de mal à croire que les -18 ans constituent 60% de la population, soit quelques 15 millions. À ce chiffre il faut ajouter celui des «sans état-civil» donc sans droit à être électeur, ils ne sont pas peu nombreux se comptant en millions… De quoi se demander si dès fois la barre des 10 millions d’électeurs n’a pas posé de manière excessivement ambitieuse le niveau de l’objectif, et qu’en l’absence de miracle on ne sait à quelle intervention mystérieuse  attribuer la performance de l’avoir  presque atteint. Le doute relatif à ces questions mérite d’être levé.


Léo Raz   
 

Les commentaires sont fermées.