Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Droits de l’Homme : Note négative pour Madagascar

Droits de l’Homme : Note négative pour Madagascar

Le bilan dressé par le gouvernement américain en matière de droits de l’Homme pour Madagascar, n’est pas très favorable. Aucune évolution positive n’a été observée sur plusieurs points cités dans le rapport.

Le rapport annuel des Etats-Unis sur la situation des Droits de l’Hom­me à Mada­gas­car en 2018, est sorti hier. En gros, la situation dans la Grande île n’a guère évolué par rapport aux années précédentes. Le bilan est négatif et c’est no­tamment le cas de la liberté d’expression, y compris la liberté de presse qui a été parfois restreinte, suite à l’application du Code de la communication.

Le rapport indique que certaines dispositions de ce Code régissant la communication médiatisée, limitent la liberté de parole et d’expression. Ce texte accorde de larges pouvoirs au Gouverne­ment qui dispose de moyens pour refuser l’octroi des licences aux médias des opposants et saisir leur matériel. Le Gou­­vernement des Etats-Unis cite également le cas de l’article 85 du Code de la Communication, qui exige que le propriétaire d’une société de médias doit être le directeur de publication.

« Cet article peut être utilisé pour harceler des candidats potentiels à l’élection présidentielle, dont la plupart étaient aussi des propriétaires de médias », souligne le rapport des Etats-Unis par rapport aux Droits de l’Homme.

Par ailleurs, le Départe­ment d’Etat américain n’a pas manqué de mentionner dans son rapport des cas de violation des libertés de rassemblement pacifique. Cela s’est produit à plusieurs reprises en 2018, selon toujours le rapport. Il rappelle par exemple la dispersion au gaz lacrymogène des manifestations estudiantines à Ankatso ou des opposants politiques. Des restrictions qui ont parfois fait des blessés voire des morts, comme c’était le cas le 21 avril 2018 où deux à cinq personnes auraient perdu la vie.

Corruption

A part la liberté d’expression, la lutte contre la Corruption fait également partie des points auxquels la Grande île a obtenu de mauvaises notes. La non-application de la loi comme il se doit, a en effet favorisé l’impunité des fonctionnaires et de quelques personnes dans les rouages du Gouverne­ment. Les Etats-Unis déplorent le fait que la plupart des enquêtes me­nées, relatives à des dossiers de corruptions l’année dernière, n’ont pas abouti à une décision judiciaire ni à l’accusation des responsables de rang supérieur.

En tout, il faudrait de grands changements pour tout remettre en ordre dans le pays. Le gouvernement actuel a déjà affiché sa vo­lonté d’aller de l’avant dans ce sens, vu les mesures prises depuis quelques mois. Des initiatives qui devraient bien apporter leurs fruits d’ici la publication du prochain rapport sur la situation du respect des Droits de l’Homme l’année prochaine.

Tsilaviny Randriamanga

Les commentaires sont fermées.