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Suivi de la charte de bonne conduite : de nombreuses violations constatées

Suivi de la charte de bonne conduite : de nombreuses violations constatées

95 des 151 députés élus ont adhéré à la charte de bonne conduite. Bon nombre d’entre eux ne semblent cependant pas avoir pris leurs engagements au sérieux.

Le Comité de suivi de la charte de bonne conduite « Toky nomena » a présenté le bilan y afférent. Le suivi conclut à de fortes violations des engagements depuis la précampagne, la campagne, le déroulement du scrutin, l’acheminement des résultats jusqu’au décompte des voix.

« 64% des violations des engagements du Toky nomena portent sur les périodes de campagne et précampagne, c’est-à-dire, avant le jour du scrutin », précise le comité dans un communiqué hier. Il semblerait alors que les candidats aient profité des vides juridiques régissant la campagne électorale, cela malgré qu’une bonne partie d’entre eux aient signé la charte. D’autre part, 30% des violations portent sur les irrégularités et fraudes constatées durant le jour du scrutin, notamment la modification des résultats de vote par les ratures et surcharges sur les PV. 6% des violations ont été, par contre, constatées après le scrutin à travers les contestations des résultats.

Le comité explique alors que la majorité de toutes les violations ont été perpétrées par les groupements politiques dont l’IRD, le Tim, le Dinike et l’ADN, notamment les grands partis des législatives, mais également des indépendants qui ont obtenu une quarantaine de sièges.

Faible base électorale

Dans tous les cas, le Comité de suivi de la charte estime que la légitimité des nouveaux députés de Madagascar pourrait être remise en cause. « Les députés ont été élus avec des taux de participation faibles susceptibles de remettre en cause leur légitimité, si leur élection est acceptée légalement », a-t-il fait savoir. Une faible participation qui « reflète la perte de confiance des citoyens envers l’institution ». Selon les statistiques retenues en effet, 110 députés, soit 73% des élus, toutes tendances politiques confondues, sont élus avec un taux de participation réel inférieur à 20%. 31 députés, soit 20% des élus, vont siéger à l’Assemblée nationale avec un taux de participation entre 20% et 30%.

Un seul député a alors été élu avec un taux de participation supérieur à 50% et un autre avec un taux supérieur à 40%, tandis que 8 députés seulement sont élus avec un taux de participation de 30 à 40%.

A noter que le comité est composé de la Ceni, du CFM, du HCDDED, de la CNIDH, du CSI, du Bianco et du Samifin, d’une part ; et du projet Fandio, du mouvement Rohy, de Transparency international-Initiative Madagascar, de l’Ong Tolotsoa et de Justice et paix, d’autre part.

Tahina Navalona

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