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Lutte contre la corruption : perception négative de la population

Lutte contre la corruption : perception négative de la population

Les statistiques parlent d’elles-mêmes, en matière de lutte contre la corruption. Près de 3 citoyens sur 4 perçoivent une assez grande augmentation de la corruption, selon les résultats du 7e round de l’Afrobaromètre en Afrique, présentés hier à Anosy.

Les enquêtes ont été réalisées entre janvier et mars 2018 dans 35 pays d’Afri­que. Autant en Afrique qu’à Madagascar, les chiffres se rapprochent et les faits de corruption restent plus ou moins similaires. Près de 76% des Malgaches estiment ainsi que la corruption a empiré en 2017 et la présidence de Hery Rajaonarimampianina semble avoir été sévèrement pointée du doigt.

En effet, 10% des personnes interrogées seulement « considèrent positivement l’action de l’exécutif contre la corruption durant l’année 2017, soit le 2e taux d’insatisfaction le plus élevé parmi les 35 pays évalués », a déclaré Frédéric Lesné de Transparency international – Initiative Madagascar (TI-IM).

Selon les enquêtes de l’Afrobaromètre,  près de 130 millions de personnes ont payé des pots-de-vin au cours de l’année dernière. Le taux est 27% pour Madagascar et le service le plus touché s’avère être celui des forces de l’ordre. « 41% des citoyens pensent que la plupart ou tous sont corrompus », a indiqué pour sa part Laeticia Razafima­monjy du Coef Ressource.

Toujours selon les résultats, 39% des citoyens pensent que les juges et magistrats sont également corrompus, tandis que 34% citent les membres du Gouvernement, le président et les fonctionnaires de la Présidence. Les parlementaires se retrouvent à la cinquième place avec 31% d’implication dans la corruption.

Manque d’effort

La lutte contre la corruption semble ainsi être un travail de longue haleine. 83% des personnes sondées estiment en effet que le Gouver­nement ne fournit pas assez d’effort en la matière. Cepen­dant, 64% d’entre elles pensent que les simples citoyens peuvent changer cette tendance à travers les dénonciations, auprès du Bianco ou autre organe de lutte contre la corruption. Néanmoins, les risques de représailles ne sont pas à écarter compte tenu des 69% des citoyens qui craignent les conséquences négatives de leur dénonciation.

Dans tous les cas, le Gouvernement a déjà fait part de sa volonté de lutter contre ce fléau à travers la mise en place de nouveaux instruments. TI-IM a ainsi tenu à apporter quelques recommandations pour plus d’efficacité, notamment le respect de la redevabilité, la transparence (partis politiques et marchés publics), ou encore la traduction des suspects en justice et la sanction de tous les cas de corruption.

Tahina Navalona

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