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Chronique: totale incapacité

Comment arrêter le mouvement migratoire clandestin vers des pays qui autorisent l’esclavage de personnes étrangères par leurs nationaux ? L’interdiction faite aux ressortissants malgaches de chercher herbe plus verte ailleurs, alors qu’ils en savent plus ou mois les risques, atteint à la liberté de circuler. Faisant du niveau du risque encouru un danger majeur les autorités priorisent l’obligation de l’état à protéger les personnes par rapport au droit qu’elles ont de circuler en liberté. Péril oblige, interdiction est posée pour servir de principe, faisant une infraction toute tentative d’y passer outre, frappant  tant les «fuyardes» elles-mêmes que responsables de ces agences considérées comme des trafiquants d’êtres humains. La vie serait-elle si terrible dans le pays que malgré la vie de chien qui les attend, malgré les risques d’un départ sinon clandestin du moins au regard de la loi «caractéristique d’un délit», la traite trouve toujours des volontaires ? Gros mensonge que dire ces jeunes filles et jeunes femmes ignorent tout de ce qui les attend, lorsqu’on a l’occasion de poser la question de façon directe, la réponse arrive à l’égal d’une manière aussi crue : on sait les risques mais à choisir on préfère tenter notre chance. Tous les chemins mènent à Rome, en la circonstance elles font de l’un des pays du Golf leur Rome à elles. Lorsque l’enfer est chez soi on est conduit à croire ailleurs sinon un paradis au moins un havre de délivrance. Tous ces migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie sont atteints du même syndrome, plus proche un phénomène identique se dessine sur les rivages de Mayotte et sur les embarcations refoulées outre des Comoriens on compte parfois des Malgaches.

Mais la traversée vers Mayotte n’est considérée que simple épiphénomène par un pouvoir surtout préoccupé par la vague aspirée vers les pays du Golf. Or ces pays en raison de leurs richesses dues au pétrole sont intouchables, même les grandes puissances se voulant champions défenseurs des droits humains, sautant sur les atteintes moindres aux droits de l’homme pour mettre en garde les pays qui enfreignent les règles, font pattes de velours dans leurs relations avec la R.A.U, le Koweït, le Qatar,… Nous aussi nous entretenons avec ces pays de bonnes relations, et de grands bonshommes de chez nous ont même à ce qu’il parait investi dans de la pierre ou autres affaires à Dubaï. Difficile d’interdire aux petits d’y aller trouver à survivre quand on permet aux gros d’y placer fortune.


Léo Raz   

 

 

 

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