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Mercredi ! École buissonnière

Grosses petites vagabondes

La méthode se doit de resserrer les mailles pour que n’échappe au travers aucune grosse prise, l’opération ne peut souffrir d’exception ou l’assainissement ne le sera pas. L’actualité heureusement bégaie, au-delà de l’ambiance euphorique due aux performances enregistrées par l’équipe nationale de football à la Coupe d’Afrique des Nations, du déroulement normal se singularisent deux faits caractérisés d’anomalies autour, anomalies qui à leur tour dégagent une puanteur de souffre. Normal que l’opinion s’interroge en multipliant des questions qui ressemblent beaucoup à des accusations, style qui sont complices pour délivrer à ses affaires scandaleuses un passeport la possibilité de se tapir dans l’ombre avec discrétion en attendant l’oubli.  

Convocation d’une session extraordinaire

Les députés fraîchement élus se préparent à inaugurer leur mandat avec  sûrement la volonté d’assurer de leur présence unanime la première réunion de cette législature convoquée en session extraordinaire ayant pour objet la constitution du Bureau Permanent avec le Président de l’Assemblée Nationale à la tête. Au delà des intrigues caractéristiques du partage des rôles et de la répartition des fauteuils à responsabilité, l’ensemble de cette législature à défaut d’un prestige retrouvé pour la fonction de député bénéficie malgré tout d’une présomption d’avoir la volonté de s’amender à faire preuve de bonne conduite. Encore pour donner crédibilité à ce dessein faut-il que l’on y entreprenne un grand ménage afin d’en débarrasser les séquelles laissées par de grosses affaires scandaleuses. Revient en mémoire ce rocambolesque week-end du côté d’Ivato auquel ont été conviés les députés de la majorité de l’époque. Le séminaire destiné à raffermir la solidité du groupe aurait tout juste tourner en un marchandage concernant le dosage du liant. S’il faut se fier aux confidences qui ont transpiré, les débats ont fixé la dose pour cimenter l’uniformité du vote de la majorité à une enveloppe de cinquante briques d’ariary par individu. D’une part pour les gens du pouvoir gratifier d’une telle somme les députés exprimant leur soutien, d’autre part pour ceux qui en ont bénéficié, percevoir cette grosse récompense, sont-ils constitutifs d’une infraction ? Ça se discute, un sujet qui prête à pinailler entre juristes. Infraction ou non il reste que les faits font scandale, et nécessitent pour le moins que les responsables de la Justice se prononcent sur les raisons de l’attentisme ou même d’un non-lieu à poursuivre. Ce qui ne signerait pas pour l’avenir, absolvant à l’avance une récidive par une même tare.

L’autre cas que rappelle l’actualité concerne cette volonté à tout prix de sécuriser le permis de conduire et la carte grise des véhicules par des documents numérisés en remplacement des documents actuels.

Une priorité discutable
La nécessité de numériser le document s’est faite pour le passeport à cause d’une exigence internationale pour des raisons de sécurité qui se justifient. Seule la facilité de procéder à l’opération semble pouvoir expliquer la précipitation de ceux qui ont décidé la disposition à faire de même pour le permis de conduire et la carte grise. Alors que ces mêmes autorités ont bousculé les personnes concernées à s’y soumettre dans une sorte d’urgence et à leur propres frais et que de son côté l’administration ne s’est pas préparée en conséquence sauf à percevoir la dîme, le public s’est fait son jugement décelant dans l’opération  une arnaque éhontée aux vu et su de tous menée à l’échelle nationale. Pour preuve de leur cynisme les escrocs publics (gens du pouvoir et particuliers complices), ne se sont même souciés ni de la nécessité ni du coût qu’aurait représenté pour l’état d’avoir à équiper d’appareil particulier les agents appelés à contrôler ces documents numérisés. Au fait les responsables actuels qui ont décidé de relancer l’affaire en procédant à un nouveau remplacement, celui des documents bidons par d’autres réputés fiables ont-ils prévu le financement pour l’acquisition d’appareils de contrôle en nombre. Cette course qui pourrait n’être qu’une sorte de fuite en avant valait-elle tant de diligence alors que pour apurer l’atmosphère et rassurer l’opinion il apparaît autrement plus urgent de faire la clarté sur ce scandale et d’engager les poursuites contre les auteurs d’une arnaque qui bat tous les records et qui jette l’opprobre sur l’état donc sur le pays.
Le discours actuel veut convaincre d’une tolérance zéro. Pour ce qui est du cas cité, l’infraction est de notoriété publique, on en soupçonne les auteurs. En raison de la présomption d’innocence dont bénéficient les suspects, moins ils sont nombreux mieux se portent les enquêtes et instructions. Pourtant les rumeurs aidant, plus on tarde plus s’allonge la liste des suspects. À moins qu’à l’épreuve du temps on souhaite la dilution de l’affaire, il est urgent de joindre l’action aux discours. À moins encore de vouloir s’accorder un temps de répit et ainsi se ménager des possibilités d’échappatoire dès fois que l’on n’aboutisse qu’à des résultats du même tonneau.

Léo Raz    

 

 

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