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Madagascar il y a 100 ans: le 14 juillet àTamatave (1)

Ainsi que nous l’avions prévu, cette année-ci, la fête nationale a été célébrée plus brillamment que les années précédentes. La présence des militaires européens et des indigènes libérés ou non revenant de la guerre a contribué à faire régner un enthousiasme réel, sans précédent, et qui n’était nullement provoqué comme autrefois par l’amour du bruit et du mouvement qu’ont les Malgaches et qui est commun à tous les peuples primitifs.

Un psychologue expérimenté se serait très bien rendu compte de ce fait pendant la retraite aux flambeaux du 13 au soir. Ce n’était plus une cohue agitée, mais une véritable ovation faite à la musique militaire toujours aussi vive et aussi entraînante. Saluée sur son passage par des acclamations, des applaudissements, des feux de Bengale et des feux d’artifice, elle s’est arrêtée près de l’hôtel des P. T. T. et a exécuté différents hymnes et morceaux ; elle a terminé par la « Madelon » qui a été fort goûtée de la population. Puis, continuant sa marche, elle a fait halte de nouveau devant le Cercle, où elle a également joué. Le temps s’était mis de la partie et avec le magnifique clair de lune, l’illumination produisant une lumière très intense qui aurait presque rivalisé avec celle du jour. Ce sont encore les Messageries Maritimes qui l’ont emporté comme abondance de lumière et bonne disposition des décors. Ensuite venaient le Comptoir d’Escompte, puis les magasins Barbier et Juge, qui se sont fait remarquer par la profusion des drapeaux français et alliés artistiquement disposés, et par l’originalité de leur illumination. Les autres maisons de la rue du Commerce étaient également pavoisées et illuminées.

Le 14, la revue des troupes a également obtenu un succès considérable.

Y assistaient : le général Nicole, l’Administrateur-Maire, toutes les notabilités ainsi qu’une foule énorme dans laquelle on remarquait de fort belles toilettes.

Le temps a eu le bon esprit de ne pas troubler cette importante partie de la fête et d’en attendre la fin pour déverser une ondée abondante qui l’eût sérieusement compromise. Les tirailleurs ont manœuvré régulièrement pour des soldats incorporés depuis peu.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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