Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Conjoncture : les activités politiques en sourdine

Conjoncture : les activités politiques en sourdine

En attendant les communales dont la date reste encore à déterminer, les acteurs politiques semblent réduits au silence, notamment les opposants. L’équipe nationale malgache de football occupe le devant de la scène.

Moment de liesse. Un pseudo-collectif des candidats a réagi ré­cemment aux résultats des législatives. Une autre formation de l’opposition s’acharne sur la liste électorale. Sauf que, à quelques degrés près, leur appel ne reçoit jusqu’ici aucun écho. Pour le moment, tous les yeux semblent rivés sur l’équipe nationale de football. Même les responsables étatiques filtrent leur déclaration afin d’éviter de gâcher ce moment de communion.

De surcroît, avec la victoire de l’équipe nationale et la qualification pour les quarts, la délégation présidentielle en déplacement actuellement en Egypte, a décidé de prolonger son séjour au Caire. Consé­quence directe : la rencontre hebdomadaire de l’Exécutif à Iavoloha qu’est le Conseil des ministres, n’aura probablement pas lieu cette semaine.

A ce propos, certaines voix (ou claviers) estiment que les joueurs de la sélection nationale doivent prendre la place du Conseil du fampihavanana malagasy (CFM) et jouer le rôle des réconciliateurs. « Il faudrait désormais transférer le budget consacré au CFM à l’endroit des Barea », propose une internaute.  Au-delà des réactions parfois superficielles, c’est en effet l’incapacité des partis politiques à assumer leur responsabilité qui fait que les citoyens se détournent de plus en plus de la chose politique. La loi n° 2011- 012 relative aux partis politiques, en son article 11, assure cependant que les formations politiques doivent contribuer à la défense de la démocratie et de la souveraineté nationale mais aussi animer les débats politiques. Mais la majorité des formations politiques ont failli à leur mission, ces temps-ci. Il s’agit d’ailleurs de l’une des raisons de la hausse du taux d’abstention lors des dernières élections.

Déroute

A ce titre,  la déroute des partis politiques lors des dernières législatives n’arrange nullement la situation. Quel­ques-uns d’entre eux vivent leur dernière heure. En effet, plusieurs formations politiques ont  signé leur dernier acte lors des législatives. A défaut d’héritiers dignes de ce nom, une grande partie d’entre elles risquent de n’être qu’un lointain souvenir dans les années à venir.

Parmi ces formations en déroute figurent, à titre d’illustration, le Leader fanilo, l’Arema ou encore le HVM. A cause, ou grâce, c’est selon, du choix politique de leurs principaux ténors, ces formations politiques n’apparaîtront plus devant la scène politique car actuellement, elles n’ont plus d’élus. Une première depuis leur mise en place pour certaines, tandis que d’autres commencent à en avoir l’habitude. La dernière législature a pourtant permis à ces équipes d’avoir plusieurs élus pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Cette fois, ce n’est plus le cas.

J.P

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique