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Madagascar il y a 100 ans: la fée transformatrice (1)

Un arrêté du 28 mars prescrit l’utilisation des chutes d’Ivolobe pour fournir de l’énergie à la ville de Tamatave. Le débit de ces chutes est assurément inférieur à celui del’Ikopa mais leur différence de niveau est de beaucoup supérieure, ce qui permettra d’obtenir beaucoup plus d’énergie que l’usine électrique de Tananarive.

Celle-ci en effet en fournit assez pour l’éclairage électrique de la ville, la purification et l’adduction de l’eau, au moyen d’appareils mus par des dynamos qui reçoivent leur force de l’usine principale ; mais se trouve impuissante à seconder l’industrie privée qui se voit obligée de recourir à la vapeur.

L’éclairage de la ville de Tamatave, beaucoup moins vaste que celle de Tananarive, demandera moins d’énergie. De plus les chutes d’Ivolobe sont capables d’en fournir bien davantage. Ilen résultera qu’une bonne partie de l’énergie fournie par ces chutes pourra être utilisée par l’industrie privée qui réalisera de ce fait une importante économie.

Les nombreuses féculeries déjà installées dans la région pourront également réduire considérablement le prix de revient de leurs produits en diminuant leur dépense de force motrice. En présence du bas prix auquel reviendra celle-ci, de nouvelles industries n’hésiteront pas à se créer.

Ceux qui ont étudié ces chutes s’étant rendu compte de leur force ont eu l’idée de s’en servir pour remplacer la locomotive et installer un train électrique. L’Administration se sert la première, c’est évident ! Elle s’épargnera les coûteuses dépenses qu’elle fait actuellement pour empiler du bois le long de la voie ferrée, mais l’industrie privée attendra son tour d’être servie. Il faut espérer que tout le monde recevra satisfaction étant donné la puissance considérable des chutes d’Ivolobe.

L’essentiel est que l’on commence le plus tôt possible. La population entière attend avec impatience son éclairage électrique qui lui fut si souvent promis. Il lui tarde de voir remplacer ces lumières vacillantes qui, pendant la nuit, donnent à la ville l’aspect d’un coupe-gorge, et font que les habitants se terrent dans leurs maisons, laissant désertes les rues si animées le jour ; tandis que Tananarive garde son animation malgré l’arrivée de la nuit.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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