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Prix des carburants: l’heure de vérité

Prix des carburants: l’heure de vérité

Les négociations entre le président de la République Andry Rajoelina et les sociétés pétrolières ont débuté lundi dernier au palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. Au cours de cette première séance, chaque partie a exposé sa position et défendu ses arguments. Les pourparlers se poursuivront ce jour. L’Etat parviendra-t-il à ses fins face à des pétroliers qui cherchent à protéger leurs bénéfices ? L’heure de vérité a sonné.

C’est dire que les discussions sont rudes et jusque-là, l’Etat n’a pas encore réussi à convaincre les compagnies pétrolières importatrices et distributeurs de carburants à accepter ses propositions pour le bien de la population. La nouvelle structure tarifaire attendue depuis le début du mois tarde à se dessiner. Pour l’heure, l’essence sans plomb reste à 4.200 ariary, le gasoil à 3.550 ariary et le pétrole lampant à 2.630 ariary.

Ces dernières semaines, Andry Rajoelina n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de faire baisser la marge bénéficiaire des compagnies pétrolières. Et lundi dernier, lors de sa première discussion avec les pétroliers, il a exposé ses propositions au sujet de la baisse de prix en visant l’obtention d’un « juste coût établi sur une base factuelle, solide et complète ».

La population impatiente

Dans la foulée, le Chef de l’Etat a présenté trois études de la structure de prix du carburant à la pompe. Accompagné par le Premier ministre, par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures ainsi que du ministre de l’Aménagement de l’habitat et des Travaux publics, il a essayé de démontrer l’existence de bénéfices jugés trop élevés perçus par les opérateurs pétroliers. Il veut donc par tous les moyens la baisse des prix à la pompe.

Pour les compagnies pétrolières opérant à Madagascar, réduire les bénéfices n’est pas encore à l’ordre du jour et il n’est certainement pas question de fermer boutique. Tout investissement prévoit effectivement des bénéfices. Et pour ces importateurs de carburants, des efforts de révision des prix à la pompe doivent en contrepartie être accompagnés par un effort de l’Etat dans des réductions tarifaires concernant les taxes pétrolières et les redevances.

Toujours est-il que la population est impatiente. Elle compte profiter rapidement de cette baisse des prix des produits pétroliers.

Arh.

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