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Militaires écroués à Tsiafahy: le SMM dénonce des “menaces contre les magistrats”

Militaires écroués à Tsiafahy: le SMM dénonce des “menaces contre les magistrats”

Des magistrats auraient subi actuellement des menaces de quelques militaires, selon le SMM. Ces éléments des forces de l’ordre en question, exigeraient la libération de leurs confrères soupçonnés d’avoir commis des exactions à Ambohimahasoa. 

Les membres du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) ont de nouveau haussé le ton par rapport à des pressions qui pèseraient actuellement sur leurs pairs. Par le biais de son président, Clément Jaona, ce syndicat a révélé que les magistrats en charge du dossier des 27 militaires placés sous Mandat de dépôt (MD) à Tsiafahy, feraient l’objet de menaces via les réseaux sociaux. Selon lui, les responsables de ces actes auraient exigé la libération de ces militaires soupçonnés d’avoir fait des exactions militaires à Ambohimahasoa.

Selon les précisions du président du SMM, les pressions en question proviendraient de quelques militaires qui auraient menacé de se rebeller au cas où leur demande ne sera pas satisfaite. Ces derniers auraient peur que les militaires déjà en prison ne fassent de nouvelles révélations qui risquent de les faire impliquer également, a poursuivi Clément Jaona.

« Les trois personnes retrouvées mortes à Antanifotsy auraient été tuées pour avoir détenu illégalement des armes d’après les informations. Les meurtriers n’auraient trouvé mieux que de les assassiner par peur d’une dénonciation sur l’origine de ces armes à feu », a-t-il expliqué.

Outre les simples magistrats, le doyen des juges d’instruction aurait également subi des menaces, selon toujours Clément Jaona. Questionnés sur le sujet, les responsables au niveau de l’Armée malgache n’ont pas voulu faire de longs commentaires, tout en affirmant ne pas être au courant de cette information.

Joint au téléphone hier, le Chef d’Etat-major général de l’armée Malagasy (Cemgam), le général Théophile Rakotonirina a tout simplement indiqué que «Comme toute personne faisant l’objet d’une poursuite judiciaire, ces militaires seront tôt ou tard jugés par la justice, qui aura le dernier mot dans cette affaire ».

Notons que ces 27 militaires dont un officier, ont été placés sous MD à Tsiafahy suite au décès suspect de trois individus venant du district d’Ambohimahasoa. Les militaires en charge de l’opération de pacification dans cette localité auraient arrêté les trois hommes en question qui sont soupçonnés de détention illégale d’armes. Cependant, pour des raisons indéterminées,  ces derniers ont été retrouvés morts dans l’eau d’une rivière à Antanifotsy quelques jours plus tard.

 

Tsilaviny Randriamanga

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