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Pérégrinations hebdomadaires

Une semaine bien pleine de temps consacré à la matière religieuse. Une journée  fériée en théorie, dans la pratique étalée à cheval sur deux jours à demi ouvrés les 4 et 5 juin, en célébration de la fin du ramadan, puis les 8-9-10 juin la traditionnelle fête de Pentecôte, occasion d’un long week-end. Des ponctuations favorables à une élévation spirituelle, mais en l’espèce tel n’en était pas le but essentiel qui a conduit les gouvernants à décréter un jour chômé supplémentaire, pénalité affligeant une économie déjà souffreteuse s’il faut en juger à partir des difficultés qui accablent la population. Toutefois cette décision du pouvoir répond à une bonne intention, la reconnaissance d’une religion, en l’occurrence la religion musulmane, pour en faire un message sur l’ancrage de l’état dans le principe de laïcité. Pas de favoritisme pas de jaloux.

Évidemment qu’il fallait s’attendre à ce que des esprits chagrins trouvent matière à récriminer, ce qui ne donne pas nécessairement raison à ces polémistes. Dans la réalité la croyance qui ambitionne d’être dominante en raison du nombre de fidèles, la chrétienté avec les multiples religions qui la déclinent dans un atmosphère de concurrence, n’est pas l’unique importante quand perce l’islam, de son côté lui aussi pratiqué par diverses tendances manifestant parfois entre elles les signes d’une rivalité musclée.

Terre de mission

La misère favoriserait elle l’épanouissement de la foi religieuse ? Rien ne permet de l’affirmer de façon catégorique toujours est-il que nombreux pense que la pauvreté ameublit les esprits pour y ensemencer la bonne parole. Dans le peloton des 10 pays les plus pauvres du monde Madagascar se trouverait donc être un terreau fertile.
Invasion des missionnaires

Les différentes religions qui essaiment à travers le monde n’ont pas manqué à partir de cette perspective de figurer sur leur carte l’intérêt que présente l’île. Depuis la deuxième République, le début d’une période marquée du sceau d’une sorte d’infortune qui frappe la population du pays, les «nouvelles religions» chrétiennes catégorisées sous l’appellation sectes fleurissent dans le pays et à défaut de faire fortune comme certaines l’ont réussi en général font recettes. De son côté malgré le handicap consécutif à une mésentente de cohabitation entre la population autochtone et la communauté comorienne, qui s’est manifestée par des scènes de grande violence dans les années 70, mésentente qui n’a pas pas fait la part entre Comoriens et musulmans, l’Islam a sauvegardé un fond non négligeable d’adeptes au sein de la population. Discret durant quelques décennies cette population s’éveille encore plus active avec le renfort de l’arrivée de plusieurs communautés étrangères de religion musulmane y compris du retour en nombre d’une communauté comorienne.
Les religions chrétiennes traditionnelles voyant leur troupeau diminué face aux appels charmeurs des sectes qui se réclament aussi du Christ se sont vues dans l’obligation d’opérer un repli de défense et de se regrouper dans une solidarité dite œcuménique à quatre majors exclusive des autres, traitées non seulement de mineures mais frappées d’une sorte d’anathème les qualifiant quasi de religion faussaire. Les églises cathos et protestantes de bon teint et dans une moindre mesure l’église anglicane s’obligent à adopter une stratégie de reconquête. Parallèlement à une période de crise que traverse le pays en considération de la notabilité en tant que raiamandreny que porte la population aux pasteurs de ces églises, la bande des 4 s’est vue embringuée dans le jeu politique, fatalement à tomber dans des intrigues. Réciproquement des acteurs politiques ont été pris par la tentation de jouer d’une apparence de religiosité pour séduire les ouailles chrétiennes et de les mobiliser en agents électoraux fougueux d’un enthousiasme de fanatiques. Ces politiciens auraient aimé jusqu’à vouloir convertir les chrétiens pour être adeptes de leur politique, dans cette foulée Monsieur Marc Ravalomanana peut-être a un moment où il était en mal de confidence  a même livré une grosse en public avouant son rêve de faire de Madagascar une république chrétienne comme d’autres des républiques populaires ou encore islamistes.
Dans un contexte mondial d’une guerre larvée où les extrémistes islamistes s’activent «terroristement» à imposer leur religion au monde, décidés à détruire les civilisations qui résistent, on ne peut éliminer leur volonté de chercher un jour à radicaliser les bons pratiquants présents dans le pays. Sourdent déjà des guéguerres de tendances dans certaines mosquées. Actuellement règne une ambiance de veillées d’armes à la mosquée des 67 Ha à la veille de l’élection de son président. Il semble que le même personnage qui est parvenu à semer le trouble sur la fixation de la date pour célébrer la fin du ramadan essaye de provoquer des troubles dans cette mosquée, ce qui n’étonne pas la classe politique s’agissant en son temps d’un conseiller de l’ex premier ministre O. Mahafaly.

À la Pentecôte l’on attendait (comme au virage) le message du FFKM.  

Faux-bond de l’inspiration

Il est presque rentré dans la tradition d’attendre le message de Pentecôte des Pères du FFKM, comme si inspirés par le Saint-Esprit ils avaient mission de prendre le relais pour répandre le message divin en cette occasion. Comme souvent ces pasteurs ne s’embarrassent pas pour dire ce qui ne va pas et pour tancer vertement ceux qu’ils accusent d’en être les responsables. Cette année ils semblent avoir voulu privilégier l’anonymat des cibles, et ont opté de responsabiliser tout le monde en mettant quand-même en garde les responsables péchant d’irresponsabilité.


Léo Raz

 

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