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Amboutaka… !

Amboutaka… !

« Amboutaka », parfois suivi d’un « be », qui veut dire énorme, est la traduction phonétique en des embouteillages, en malgache. C’est un langage argotique très utilisé par des jeunes en ce moment où il y a des « Amboutak be », partout, mais devenu une expression populaire face à cet enfer au quotidien.

Tout le monde en parle et râle, mais se résigne au final, comme s’il faut faire et vivre avec, le temps que les travaux de réfection des rues de la capitale soient achevés. L’on estime qu’au moins une fois dans leur journée, du lundi jusqu’au dimanche, la majorité des malgaches font référence à ces bouchons monstres qui mettent au sein propre un frein à leur travail et activité au quotidien. Tana est asphyxié.

Autant que faire se peut, les Tananariviens s’organisent. Prendre la ligne 11 (désignant la marche à pied) semble être la meilleure option, histoire également de désengourdir les jambes pour éviter d’être coincé durant des heures au beau milieu d’un encombrement, surtout le soir après le travail.

Partir tôt et rentrer tard chez soi sont devenus une fatalité pour les gens de la capitale. Et, loin d’un concours de circonstances, les embouteillages sont devenus le top des excuses pour justifier un retard aussi bien au bureau qu’à l’école ou à la maison.

Quant aux automobilistes, ils n’ont guerre le choix que de suivre la file et son rythme tout en prenant leur mal en patience avec beaucoup de bon sens et une bonne dose de compréhension. Et pourquoi pas un grand coup de klaxon, relayé parfois par les autres chauffards pour manifester aux agents de la circulation en amont que cela « amboutake grave » ici, en aval.

Toutefois, la journée d’hier a été moins rude que celle d’avant-hier et les jours précédents. Dans certains axes, surtout ceux qui sont concernés par ces travaux de réfection, pas moins de cinq agents gèrent la circulation. Une très louable initiative à renforcer et qui doit durer à l’approche du 26 juin.

Andry Rabeson

 

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