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Opération de pacification: 34 militaires placés sous MD

Opération de pacification: 34 militaires placés sous MD

Une trentaine de militaires ayant commis des exactions depuis le début de l’opération de pacification, sont remises entre les mains de la justice, en dehors des mesures disciplinaires prévues à cet effet.

Au-delà de résultats escomptés, l’opération de pacification dédiée à rétablir la sécurité en milieu rural, initiée par le ministère de la Défense nationale, a eu un impact négatif.

D’après les explications, 34 militaires ont été placés sous Mandat de dépôt (MD) suite à la dégénérescence de quelques membres des forces de l’ordre dans l’accomplissement de leur mission.

Trois militaires ont été inculpés de viol de mineurs dans le district d’Isandra. Et un autre trio poursuivi d’ivrognerie et de menace envers des civiles du côté de Beravina Maintirano, a également été écroué. Un dernier, suspecté d’infraction à Morondava, a été aussi incarcéré.

Mais le cas le déplorable est celui des 27 soldats dont des officiers du Régiment de force d’Intervention (RFI) Ivato, déployés pour le rétablissement de l’ordre dans le district d’Ambohimahasoa. Le parquet les ont inculpé dans l’assassinat sordide de trois individus récemment à Ampitatafika Antanifotsy.

A noter que les concernés sont actuellement placés en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy.

Secret des sanctions militaires

La procédure de sanction disciplinaire des bérets rouges est différente de celle de leurs frères d’arme, a-t-on indiqué.

« Il est nécessaire de séparer le domaine disciplinaire du domaine pénal. En principe, le supérieur hiérarchique est libre de prendre des mesures disciplinaires, à l’encontre de ses subordonnés, voire même de les placer en détention dans le camp militaire, suivant le Code de justice pour le service national (CJSN). Ce, sans dépendre des poursuites pénales qui peuvent avoir lieu », a expliqué un haut gradé de l’armée.

Avant de poursuivre que la sanction disciplinaire prononcée contre un militaire ne doit pas être mise à la connaissance des gradés de rang inférieur. De ce fait, il n’y a pas de publication officielle des noms de militaires blâmés ou révoqués. Etant donné que l’armée mène ses propres enquêtes, ces 34 militaires ne pourront pas se passer des sanctions prévues par le CJSN, a-t-il conclu.

 

Ando Tsiresy

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