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Madagascar il y a 100 ans: le graphite de Madagascar (2)

(Suite et fin.)

On finit aussi, en dépit de la campagne de dénigrement dont ils furent l’objet, par admettre qu’ils étaient idoines à la fabrication des creusets et à une foule d’usages. Ils ont aujourd’hui leur place marquée sur le marché mondial où ils peuvent et doivent soutenir facilement la concurrence étrangère.

Ils le peuvent d’autant plus que les gisements, situés pour la plupart dans les régions côtières, sont exploités à ciel ouvert, en grandes masses, à très bon compte, tandis qu’à Ceylan, par exemple, on travaille à quelque mille pieds de profondeur. Ils le doivent, car l’industrie emploie de plus en plus le graphite et que, à moins de découvertes nouvelles, peu probables d’ailleurs, les anciennes exploitations sont à leur maximum de rendement.

La question de l’industrie du graphite, de sa purification et de ses emplois est très complexe et nécessiterait de longs développements que nous donnerons peut-être un jour, car elle a, pour notre colonie de l’océan Indien, une importance qu’on ne soupçonne généralement pas.

On trouve le graphite en masses, comme à Madagascar, ou en veines plus ou moins importantes sous la forme de paillettes, de gras, de menu et de fibreux. Ces variétés ont leurs propriétés spéciales. Madagascar est déjà le principal producteur de la paillette plus ou moins fine qui, par des traitements appropriés, peut donner satisfaction à toutes les exigences de notre industrie.

Il faut donc espérer que cette branche de notre production coloniale se développera considérablement. Non seulement, nous le répétons, Madagascar doit suffire à tous les besoins de la métropole, mais nous devons fournir au monde entier d’énormes quantités de graphite. Il faut pour cela nous rendre enfin compte que nous possédons les plus beaux et les plus riches gisements du monde, exploitables intensivement et à bon marché, savoir aussi que nous avons là une fortune considérable qu’il ne faut pas laisser passer en des mains étrangères comme nous l’avons fait pour d’autres produits tirés de nos colonies. Il faut surtout que l’opinion publique conduise notre administration coloniale à prendre les mesures de protection nécessaires pour garder à cette richesse nationale son caractère et sa véritable destination.

La Petite République

www.bibliothequemalgache.com

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