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Chronique: gaffe ! Des mecs en uniforme

Non ce ne sont pas des bandits déguisés en soldat, mais les gens restent quand-même sur leur garde, justifiant leur méfiance pour ne pas dire crainte par l’éternelle rengaine du «sait-on jamais par les temps qui courent». Ce poncif  d’accuser son époque d’être la source des maux inexplicables prend peut-être aujourd’hui valeur de sagesse concernant la crainte de la population à la vue des militaires, gendarmes et policiers. Outre des débordements de comportement comme peut le faire n’importe quel bonhomme, il n’y a pas besoin de porter un uniforme pour faire des bêtises, depuis quelque temps les hommes de l’ordre, gardiens de la sécurité donnent l’impression que de plus en plus certains d’entre eux se lâchent comme s’ils s’autorisaient à placer leur soi-disant mission au-dessus de la loi, et à se positionner en chevaliers blancs qui peuvent tout se permettre même et particulièrement les interdits, des bretteurs mandatés pour une noble cause virant en gredins de la pire espèce.

Cette fois-ci toute une unité a tombé le masque révélant une face hideuse qui ne saurait ne pas éclabousser les forces armées. Une unité de 27 individus, 2 officiers à la tête, assistés de plusieurs sous-offs, et des troufions pour compléter le nombre, telle une troupe de dahalo sans foi ni loi, ayant perdu le sens de toute valeur y compris le respect de la vie humaine. Tortures et assassinat de trois hommes suspectés d’être des bandits, retenus sous leur garde, livrés à leur seule bon vouloir, dont ils jettent par la suite les cadavres dans la nature, tels des cadavres de chien.

Rare mais possible que la folie se manifeste sans symptômes préalables, mais il y a loin à pouvoir penser qu’elle frappe 27 bonshommes en même temps… Par contre il est permis de croire et d’accuser l’ambiance du milieu de vie qui leur est familier au sein duquel flotte un air malsain entretenant un esprit à l’égal malsain. Holà ! Des cris d’orfraie pour retourner cette hypothèse et accuser à l’inverse d’avoir l’esprit mal tourné qui ose imaginer pareille horreur. C’est de l’armée qu’il s’agit, par excellence temple de la discipline où règne l’ordre. Bien sûr que c’est grave, mais les faits dont il est question le sont encore davantage. L’histoire regorge de dérives à la charge de troupes d’élite. Plus disciplinés que les SS tu meurs ! Et pourtant ça ne les a pas empêchés de semer la mort sans faire d’état d’âme. Certes on n’est heureusement pas arrivé à ce point de comparaison, mais justement pour ne pas en arriver là, nécessaire de prendre en considération les signes qui se répètent, et avec humilité reconnaître l’urgence d’opérer un assainissement vigoureux et de procéder au relèvement de l’état d’esprit. Mea culpa ! Une première personne du singulier.


Léo Raz       

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