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Madagascar il y a 100 ans: le graphite de Madagascar (1)

La question de la mise en valeur de nos colonies, lisons-nous dans l’Importateur Français, est à l’ordre du jour. La guerre nous a, en effet, conduits à rechercher dans nos immenses territoires d’outre-mer les denrées et matières premières dont nous avions besoin. Le concours que nous avons reçu – plus d’un million de tonnes – n’a été limité que par nos disponibilités de fret. La paix revenue, notre marine marchande va se reconstituer.Il sera alors possible à notre industrie de se procurer dans nos possessions coloniales les matières premières qui lui sont nécessaires et que nous recevions autrefois en très grande partie de l’étranger, pour le plus grand dommage de notre change. Nous voudrions montrer qu’il peut y avoir aussi là une source importante d’exportations.

Parmi les produits coloniaux les plus intéressants, nous signalerons aujourd’hui le graphite indispensable à nos usines métallurgiques, électriques, etc., et dont l’avenir paraît illimité. Madagascar – la seule de nos colonies où l’on ait trouvé le graphite – possède une quantité incalculable de ce minerai. « Le graphite, a dit un ingénieur, sera pour Madagascar ce que le café a été pour le Brésil. »Cela est parfaitement exact : nos gisements ont une valeur supérieure à celle des mines de potasse de l’Alsace et le développement de l’emploi du graphite doit suivre celui de l’industrie de l’acier dans le monde entier.

Commencée en 1910, l’exploitation des gisements a permis l’envoi en Europe et en Amérique de 6 572 tonnes de graphite en 1913, de 6 982 tonnes en 1914, de 12 188 tonnes en 1915,de 26 208 tonnes en 1916, de 27 838 tonnes en 1917 et elle aurait pu donner bien davantage si les débuts du minerai malgache sur le marché avaient été moins pénibles.

On trouve le graphite en Europe (Bohême, Finlande, Sibérie), en Amérique (Canada, États-Unis), à Ceylan et au Japon. Les minerais de Ceylan étaient autrefois les seuls connus de notre industrie : l’Allemagne et l’Autriche employaient le graphite de Bohême. La mauvaise présentation des nôtres, insuffisamment purifiés, rendit d’abord difficile leur utilisation.Puis on s’aperçut qu’ils étaient susceptibles d’être préparés à très peu de frais pour les amener à la teneur demandée.

(À suivre.)

La Petite République

www.bibliothequemalgache.com

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