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Madagascar il y a 100 ans: fiscalité

De nombreux droits sont annoncés qui frapperaient toutes lesmarchandises à leur sortie de Madagascar

Nous ne savons si cette information est exacte, mais il y a tout lieu de croire qu’elle l’est.

Si au moins ces augmentations de dépenses étaient motivées par l’amélioration de notre outillage économique ; si elles étaient dues à la construction de chemins de fer, de routes, de ports, etc., les colons de Madagascar sauraient comprendre que de telles améliorations dans la vie économique ne vont pas sans certains sacrifices indispensables.

Mais hélas ! les travaux de routes, de chemins de fer, de port ne sont qu’à l’état de projets et le seront encore longtemps. Malheureusement il n’en est pas de même des mesures fiscales qui, elles, passent très vite de projet à l’état de réalisation.

Déjà sont appliquées les cotes personnelles mobilières, les taxeslocativesont été augmentées, les permis de recherches miniersont été doublés, des droits de mutation importants ont été créés. Et il est question d’instaurer un droit de sortie sur toutes les marchandises.

Il faut convenir que le moment serait mal choisi pour prendre une pareille mesure. Le gouvernement ne doit pas ignorer la situation déplorable du marché en ce qui concerne la plupart de nos produits coloniaux.

Les achats énormes de café effectués pour raison d’État au Brésil, l’arrivée en France de chargements importants en fécule ou tapioca de Java ou du Japon, l’encombrement de nos ports, sont les raisons pour lesquelles nos produits sont cotés à des prix de famine. De plus les compagnies de navigation ont jugé le moment favorable pour augmenter sensiblement les frets alors que tout le monde s’attendait à une diminution. Bref, à aucun moment, la situation économique de Madagascar n’a été plus mauvaise qu’actuellement. Et c’est le moment que l’on choisirait pour frapper de nouveaux droits des marchandises que l’on ne peut même pas réaliser au prix de revient !

Les mesures prises concernant les exploitations de graphite et l’augmentation des redevances y afférentes ont déjà été jugées prématurées parce que prises dans un moment de crise intense.

Nous exprimons le vœu que nos dirigeants ne tombent pas dans les mêmes errements pour l’application des droits de sortie projetés.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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