Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique: mettre à profit la rareté des «terres rares”

Suite au mouvement vers une mondialisation dans une marche forcée qui contradictoirement a généré une sorte d’euphorie, les grandes puissances actuellement esquissent un repli, non tant pour restreindre le champ de leur conquête en dehors de leurs frontières, mais pour organiser un espèce de protectionnisme afin de se ménager des avantages exclusifs sur leur territoire en pénalisant la concurrence étrangère. À priori ce schéma des échanges défavorise les pays pauvres, mais à bien y réfléchir ces circonstances pourraient leur servir à faire preuve de plus détermination en orientant leurs efforts à davantage produire pour satisfaire d’abord aux besoins de leurs populations respectives et à fortifier les organisations régionales et ainsi pouvoir traiter à égalité pour traiter des prix des échanges. Les pays pauvres parmi lesquels se compte Madagascar recèlent des richesses et ne sont classés dans cette catégorie que du fait que leurs populations vivent dans une misère sans relation avec les potentialités du pays. Évidemment que ces pays accusent du retard dans l’art d’anticiper sur les coups tordus.

Voici il y a moins de dix ans le prix du baril du pétrole atteignait des sommets à trois fois plus élevés que le cours actuel, sans que les pays petits producteurs n’aient eu voix au chapitre de cette chute des cours tout en ayant à la payer au prix fort. Que de pays d’Afrique à l’exemple de l’Angola accusent un recul en conséquence. Les consommateurs comme ceux d’ici n’ont pas bénéficié de cette baisse du prix du baril. N’étant pas économiste on se trouve dans l’incapacité d’expliquer le mécanisme. Tout ce que l’on peut constater se réduit à enregistrer une chute parallèle des  cours des métaux dont le sous-sol malgache recèle quelques mines intéressantes. Dans cette veine le pays possède une source qui dort, celle des terres rares. Ce bien rare pourrait présenter à court terme un intérêt particulier. Il conditionne l’alimentation et l’accumulation d’énergie dans le fonctionnement des appareils produits des nouvelles technologies. Cette latière constitue un argument voire une arme que la Chine, en avance sur l’exploitation des terres rares, menace d’utiliser dans le bras de fer commercial déclaré entre les USA et elle. Circonstance qui constituerait une condition opportune pour négocier l’exploitation de nos réserves, si seulement les pays producteurs n’aient pas à subir le diktat de leurs «client» qui joueraient seuls sur les cours à la bourse des métaux.

Léo Raz

Les commentaires sont fermées.