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Lutte contre la corruption: « i-Toroka » officiellement en place

Lutte contre la corruption: « i-Toroka » officiellement en place

La plateforme de doléances en ligne « i-Toroka » est officiellement lancé hier. En étroite collaboration avec le gouvernement et la GIZ, le Bianco entend optimiser la lutte contre la corruption en garantissant un maximum de sécurité au lanceur d’alerte.

« Les actes de corruption ne sont presque jamais dévoilés au grand jour, cette nouvelle plateforme devrait constituer une importante source d’informations tout en garantissant l’anonymat des dénonciateurs », a déclaré le DG du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, à l’occasion hier, à l’hôtel Carlton Anosy.

Tout citoyen pourra ainsi dénoncer un acte de corruption auprès du Bianco par le biais d’internet. « Les dénonciations devront cependant contenir des preuves tangibles avant le début de toute investigation », a expliqué le numéro un du Bianco qui a fait savoir que la validation des requêtes dépend des preuves fournies par le lanceur d’alerte.

Le Bianco garantit également l’efficacité d’un outil qui a déjà fait sa preuve dans d’autres pays. « Nous avons les moyens de vérifier s’il s’agit réellement d’une dénonciation ou d’une simple calomnie », a indiqué Jean-Louis Andriamifidy, cela, grâce aux différents enquêteurs de l’organe et un comité consultatif.

Mis en ligne depuis le 7 mars dernier, « i-Toroka » a déjà enregistré 43 doléances, dont quatre seulement ont pu faire l’objet d’une investigation. Les secteurs les plus concernés sont l’éducation, la police nationale, la gendarmerie et la justice et la majorité des cas se trouvent dans la capitale.

Engagements

Pour le Chef du gouvernement, Christian Ntsay, cette nouvelle plateforme ne pourra que renforcer la détermination de l’Etat à lutter contre la corruption. Celle-ci figure d’ailleurs dans les treize engagements du président de la République. « Seule la justice fera émerger Madagascar. Nous n’aurons pas besoin de cet outil si nous ne faisons pas le choix de la justice », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture.

D’après lui, la doléance en ligne renforcera le bureau de doléance mis en place par la Présidence de la République et celui de la Gendarmerie nationale. L’objectif étant de « garantir l’Etat de droit, loin de la corruption ».

 Le projet étant appuyé par l’Allemagne à travers la GIZ, le directeur-pays de l’organisme, Christoph Feldkötter, a tenu à féliciter le gouvernement et le Bianco pour leurs engagements.

 « Du contrôle de la circulation aux passations de marchés publics, en passant par différents trafics, la corruption est omniprésente dans tous les secteurs », a-t-il fait savoir. Raison pour laquelle la GIZ a tenu à réaffirmer son soutien au pays.

Tahina Navalona

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