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Chronique: garde sans garantie de protection

Ces derniers temps l’actualité rapporte des décès d’individus  alors qu’ils étaient placés en garde-à-vue dans les locaux affectés à cet effet (les garder au chaud à portée de mains pour les besoins d’une enquête, et non pour qu’ils y décèdent sous protection des représentants de l’ordre public). Si rare que se soit produit ce genre d’incident, la succession de faits du même genre suffit à rejeter l’alibi à vouloir les qualifier de «faits isolés» , et se trouve limite l’idée d’expliquer pareille succession et de ne la classer qu’au seul compte de simple coïncidence. «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse», pareillement à trop faire porter ainsi le chapeau à la fatalité celle-ci finit par se rebiffer. À moins de vouloir parler de miracle, on ne saurait invoquer la mort naturelle pour justifier les décès simultanés de trois individus en garde-à-vue, de ce fait placés sous la garde et à fortiori sous la protection de ceux qui les retenaient. Pas davantage possible d’évoquer l’hypothèse de suicides en groupe, quand les cadavres sont trouvés à des centaines de kilomètres et pareillement on ne peut qu’éliminer l’hypothèse de leur fuite, chacun des trois corps avait les pieds attachés.

La communication destinée à révéler la vérité crue de la réalité, fût-ce celle-ci affreusement cruelle propre à engager sa propre responsabilité et à faire de la communication  une sorte d’aveu, est parfois plus bénéfique que le silence. La nature ayant horreur du vide, dans le moindre espace s’installent toutes sortes de rumeurs parmi lesquelles les infox souvent celles des plus infectes.
La priorité établie par le pouvoir, conditionnant les possibilités d’entreprendre ses actions et par voie de conséquence la réussite à atteindre les objectifs, consiste à rétablir la sécurité et par l’occasion conquérir la confiance de la population. Si on enregistre des initiatives couronnées de succès pour mettre à mal dahalo et autres variétés de gangs, les forces ayant mission de «pacification» ne peuvent s’autoriser à commettre des écarts, et quand bien même malgré les ordres stricts et un encadrement sévère on ne parvient pas à éviter les dérives au compte de brebis galeuses, la communication pour être crédible gagnerait à prendre de la hauteur en ayant le courage d’appeler chat un chat, sans se commettre à polémiquer en rase-motte. Peu de saleté suffit à troubler la pureté d’un bassin, et à l’instant ce n’est pas ce qui manque.


Léo Raz           

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