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Décentralisation: le Sefafi remet en cause l’élection des sénateurs

Décentralisation: le Sefafi remet en cause l’élection des sénateurs

Selon le Sefafi, la mise en place du sénat actuel n’aurait pas suivi les modalités prévues par la Constitution. Cette loi fondamentale exige qu’il appartient aux élus des trois niveaux de la Collectivité territoriale décentralisée, à savoir les provinces, les régions et les communes, d’élire les membres du Sénat.

« Une décentralisation toujours à la traîne ». Tel est l’intitulé du nouveau communiqué de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi), pointant du doigt la forme actuelle de la décentralisation à Madagascar. Le Sefafi reproche les régimes successifs d’instaurer une décentralisation contraire à sa configuration prévue par les textes. C’est en particulier le cas du Sénat, mis en place en 2016.

Selon le Sefafi, l’élection des membres de cette institution n’aurait pas suivi les modalités prévues par la loi. Aucune élection locale n’a eu lieu dans les régions et les provinces. Du coup, le rôle des sénateurs en tant que représentants des collectivités territoriales décentralisées, serait remis en question, a martelé l’observatoire.

« Les sénateurs devraient être élus par les grands électeurs, à savoir les élus locaux des trois niveaux de collectivités territoriales décentralisées.  Les sénateurs actuels n’ont été élus que par les maires et les conseillers communaux : comment donc peuvent-ils prétendre « représenter » les Collectivités territoriales décentralisées ? », s’interroge le Sefafi.

A en croire le Sefafi, les sénateurs actuels seraient loin de représenter les collectivités territoriales décentralisées. Alors que cette essence du rôle prévu dans le texte qui a été pourtant défendue par ceux qui s’opposent à la suppression du Sénat, à travers une révision de la Constitution. Une idée qui aurait été finalement abandonnée à travers l’élaboration d’un décret qui réduit à 18 le nombre des sénateurs.

Par ailleurs, l’absence des collectivités intermédiaires telles que les provinces et les régions, handicape la politique de décentralisation. Ce qui fait que les communes sont actuellement obligées d’accomplir des tâches qui ne relèvent pas de leur responsabilité. Sefafi propose ainsi d’organiser des élections régionales jumelées aux élections communales au cours du second semestre de 2019, afin de coordonner le développement.

« Ces élections faciliteront le dialogue entre les communes et leurs régions respectives, afin de mettre les plans régionaux en harmonie avec les enjeux de développement local», souligne le Sefafi.

 

Tsilaviny Randriamanga

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