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Convenir de sagesse

Convenir de sagesse

Rarement rencontre entre Chef de l’état malgache et Chef de l’état français ne s’est présentée aussi prometteuse qu’à la fois périlleuse comme lors de la visite d’Andry Rajoelina chez Emmanuel Macron. Ayant placé le dialogue sous le signe d’une volonté de balayer tout nuage pouvant assombrir les relations qui unissent à vouloir, devoir et pouvoir poursuivre un partenariat aussi sain qu’équilibré, les deux parties ont pris le risque de procéder à des échanges sans tabou y compris celui à aborder des questions potentielles sources de fâcherie.

Noblesse du rang des interlocuteurs et respect réciproque obligent, les sujets devant alimenter l’entretien ont fait au préalable l’objet sinon de négociation, au moins d’échanges approfondis entre ministres des Affaires étrangères, avant de figurer au programme après que ces deux hauts responsables en aient peaufiné les contours. L’art de ces deux personnalités dans le rôle de sherpas à hisser en altitude la qualité des échanges et l’atmosphère du déroulement conditionne la réussite ou l’échec de toute rencontre au sommet.
Ainsi la question épineuse relative aux Îles Éparses ne s’est pas invitée de façon impromptue au détour d’un dialogue à bâtons rompus. En aval dans les échanges qu’ils ont entretenus les ministres en ont sûrement étudié des esquisses de voies que l’on peut cheminer à la recherche de solution. La recherche d’un accord portant sur un sujet de désaccord profond ne saurait se satisfaire de discussion en superficie. Le litige à propos des Îles Éparses enraciné sur le socle d’arguments solides développés de part et d’autre nécessite des négociations qui au-delà des déclarations à être de bonne composition promettent d’être âpres. Toutefois ces négociations ne peuvent s’éterniser. Afin d’éviter de prêter flanc aux suspicions accusant d’intention maligne à vouloir simplement jouer la montre, avant même d’avoir établi calendrier et modalités des négociations les deux parties en ont fixé l’échéance. Faisant foi à la parole de son président, le peuple prend rendez-vous pour le 26 juin 2020.

Léon Razafitrimo

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