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Cogestion ou restitution des Iles Eparses: « Les options sont ouvertes » selon le Mae

Cogestion ou restitution des Iles Eparses: « Les options sont ouvertes » selon le Mae

La question des iles Eparses se trouvait au centre des discussions lors de la rencontre entre le président de la République, Andry Rajoelina, et son homologue français, Emmanuel Macron. Le ministre des Affaires étrangères, Naina Andriantsitohaina, qui fait partie de la délégation présidentielle à Paris a donné plus de précisions à ce sujet.

« Les options sont ouvertes ». Telle est la réponse du Chef de la diplomatie malgache, Naina Andriantsitohaina, au micro de la Radio France internationale (RFI), samedi dernier. Il répondait aux questions de la journaliste Jeanne Richard sur les discussions liées aux iles Eparses : cogestion ou restitution pure et simple.

« Les options sont ouvertes. Il y a bien au départ un problème de souveraineté nationale et d’intégrité de territoire. C’est la première chose. La deuxième : ce sont des enjeux d’abord géostratégiques parce que la zone accueille un flux maritime important. On a aujourd’hui un quart des flux maritimes et trois quarts des pétroliers qui passent par la zone et tout le monde a intérêt à ce que cette zone soit sécurisée », a indiqué le Chef de la diplomatie malgache. « Ensuite, il y a le mythe économique à moyen et à long terme. L’exploitation des nodules métalliques ou l’exploitation du pétrole ou du gaz ne sont pas rentables aujourd’hui. C’est une exploitation en eaux profondes. Elle n’est donc pas encore à l’ordre du jour. Chacun préserve un petit peu l’avenir », a-t-il ajouté.

Volonté d’aller de l’avant

D’après lui, « Le plus important, actuellement, c’est l’enjeu environnemental. Parce que c’est une zone qui contient une biodiversité extraordinaire et donc une grande partie des discussions va porter sur la gestion ou la cogestion de la préservation de cet environnement maritime unique ». Le Chef de la diplomatie malgache estime donc que les discussions pourraient aboutir à la création d’aires maritimes protégées ou éventuellement à l’encadrement de contrats pétroliers ou gaziers. « Puisqu’il faut être franc, Madagascar n’a pas les moyens de sécuriser cette zone », a-t-il ajouté. Et pour cause, le pays a d’autres priorités en ce moment, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité… « Et même si la sécurité maritime est un élément important du programme du président, elle concerne d’abord les 5.000 kilomètres de côtes parce qu’on veut d’abord empêcher que nos côtes et nos ressources naturelles soient pillées », a ajouté le ministre.

Toujours est-il que dans cette discussion, Madagascar s’appuie sur la résolution des Nations unies qui exige la réintégration de ces iles éparses « arbitrairement séparées » de Madagascar après son indépendance. D’autant plus que l’identité nationale est en jeu. Aujourd’hui, c’est la volonté d’avancer qu’il faut retenir, a souligné le ministre des Affaires étrangères. « Depuis 1979, l’année de la résolution des Nations unies qui ordonne la reprise des discussions pour réintégrer les îles Éparses, il n’y a eu qu’une réunion, celle de 2016. Aujourd’hui, l’ambiance est complètement différente et les deux présidents souhaitent avancer. On est davantage dans un esprit d’ouverture. On n’est pas campé sur nos positions », a-t-il souligné.

 

J.P

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