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Rien de surprenant

Rien de surprenant

Les électeurs n’étaient pas au rendez-vous, hier, lors des scrutins censés faire élire leurs porte-paroles. Et pas qu’un peu. En attendant les chiffres officiels de la Ceni, il se pourrait que le taux de participation ne dépasse pas les 30%. Une organisation de la société civile locale avait même avancé, avant midi, le taux de 23,7%. Un record dans l’histoire du pays.  Et, il ne faut pas chercher bien loin les causes.

Si la première entité en charge des scrutins, à savoir la Ceni, a montré ses limites à travers les défaillances à la pelle, que ce soit en matière de liste électorale bâclée ou des noms présents dans la liste, lors de la dernière élection présidentielle, mais qui ont été subitement effacés lors des législatives ; les candidats, eux aussi,  ont leur grande part de responsabilité.

Ils font d’ailleurs partie des principaux artisans de cette…. bouderie électorale. Il faut reconnaître que la campagne électorale a été le théâtre d’une opération de séduction à travers des fanfaronnades et des spectacles. Une sorte d’œuvre caritative à grande échelle. Rien de plus en matière de fond. Les débats ont été bâclés, au profit des « m’as-tu vu » en tous genres.

A cela s’ajoute la mauvaise réputation des anciens élus de Tsimbazaza. En fait, ces derniers temps, les députés n’ont pas été connus par des exploits les plus reluisants. C’est en effet à coup de « mallettes » que les textes ont pu passer à la Chambre basse. Comme c’est le cas lors d’un regroupement des élus à Ivato, avant l’examen des textes à l’Assemblée nationale.

Des sans scrupules qui vendent leur vote au plus offrant. Pire, si l’on en croit l’organisme  non gouvernemental Sefafi, cette fois-ci, des farfelus, des parvenus et des opportunistes ou encore des criminels couverts par leur immunité parlementaire et des entrepreneurs véreux, figurent encore parmi les candidats.  Il ne faudrait pas alors s’étonner si les citoyens, au lieu de prendre leur responsabilité, choisissent de se détourner du vote. Une situation qui n’est pas du tout une bonne image de la démocratie.

J.P

 

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