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Les politiques et leur volonté

Les politiques et leur volonté

C’est prévisible. Bilan mitigé de la lutte contre la corruption pour la période de 2018. Constat fait par le Bianco lui-même qui, malgré son ambition de bien accomplir sa mission, reconnait que le combat sensé être acharné, ne faisant pas de quartier et d’exception, n’a pas été à la hauteur des attentes. Lors de la présentation de ce rapport, Jean Louis Andriamifidy le Directeur général actuel, qui d’ici peu passera le flambeau à son prédécesseur, en a profité pour crever l’abcès et dire ses quatre vérités aux politiciens.

A part le manque cruel de moyens financiers et logistiques, l’absence de volonté politique de nos dirigeants dont tout le monde sait pourquoi, freine la lutte et affaiblit également la loi en vigueur. Quand l’Etat s’immisce dans des affaires brûlantes compromettant sans l’ombre d’un doute des personnalités politiques de haut rang, le Bianco perd son indépendance.

Comme si le HVM avait un droit de véto quand les corrompus portant le statut de gros poissons sont amis et complices des ténors du régime. Pour dire que  Jean Louis Andriamifidy et son équipe n’avaient pas vraiment la mainmise face aux inculpés de taille ayant de bras long. Un trafic d’influence témoignant ce manque de volonté politique à lutter farouchement contre la corruption à tous les niveaux.

L’affaire Claudine Razaimamonjy peut servir d’exemple concret à ce propos. Par tous les moyens possibles, le régime HVM a beau essayer de tailler les croupières au Bianco, mais le scandale a été tel que devant les chefs d’accusation portés contre elle, sauver la conseillère Claudine a été une mission impossible. « Si je tombe, vous tombez avec moi » ne s’est pas produit à cause de ce manque de volonté politique. Alors que d’autres gros poissons devaient être aussi pris dans le filet.

Là, actuellement, on a comme une impression que le Bianco fait du rattrapage. Les uns après les autres, les responsables étatiques du temps de Rajaonarimampianina soupçonnés de tremper dans des affaires de pots de vin, de détournement de deniers publics, sont convoqués devant la barre, puis placés sous MD.

En fait, ce rapport mitigé du Bianco est un message adressé au régime actuel. La lutte contre la corruption est une question de volonté même si les corrompus se trouvent au sein même de l’Etat. Car avant tout, la lutte à mener vise aussi à mettre fin à l’impunité politique.

RA

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