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Acquisition illicite de terrains: un VP du Sénat dans de beaux draps

Acquisition illicite de terrains: un VP du Sénat dans de beaux draps

Un autre sénateur est mis à l’index dans une affaire d’acquisition illicite de terrains d’une superficie de 146 hectares au sein de la réserve spéciale Pointe à Larée, situé dans la commune rurale de Manompana, district de Soanierana-Ivongo.

L’affaire remonte en 2017 lorsque le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a été saisi d’une doléance dénonçant des faits suspectés de corruption dans le cadre du traitement des demandes relatives à l’acquisition desdits terrains, sous la férule des responsables de la Circonscription topographique (Cirtopo) et la Circonscription domaniale (Cirdom) de Fenoarivo Atsinanana.

Il semblerait alors que plusieurs fonctionnaires, dont des inspecteurs et des chefs de service auprès du service de Topo et des Domaines de Fenoarivo Atsinana, seraient de mèche avec cet ancien chef de région, actuellement vice-président du Sénat. Et la liste des personnes impliquées ne semble pas exhaustive, car le réseau est bien organisé et bien couvert par des responsables étatiques. Des autorités publiques en service auprès de la région d’Analanjirofo de l’époque, notamment un préfet, un chef de service régional de l’Environnement, un ancien directeur de cabinet de la région, un maire et un chef fokontany sont également pris dans le même sac.

Après enquête du Bianco, il s’est avéré que des irrégularités ont réellement entaché les procédures d’acquisition des terrains et que le sénateur a bien acquis illégalement 146 hectares de la réserve de Pointe à Larée. Les suspects sont donc accusés de faux et usage de faux, de détournement de biens publics et d’abus de fonction.

Procédures à suivre

Après les enquêtes, le Bianco a transmis, avant-hier, le dossier au Pôle anti-corruption (Pac) pour les poursuites. Etant donné qu’un sénateur est impliqué, la levée de son immunité parlementaire reste une autre paire de manches. Il en est de même pour le préfet en tant qu’autorité publique. La procédure est en cours au niveau du Parquet. En effet, le concours de la Haute cour de justice (HCJ) sera, une fois de plus, sollicité.

Il s’agit du second dossier mettant en cause un membre du Sénat. Le dossier diffère cependant du cas du sénateur Berthin Randriamihaingo étant donné que les faits commis par le vice-président entrent dans la période d’exercice de ses fonctions.

Tahina Navalona

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