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Corruption à Tsimbazaza: le Pac se penche sur le dossier

Corruption à Tsimbazaza: le Pac se penche sur le dossier

Le Pôle anti-corruption (Pac) étudie avec la plus grande minutie le dossier des 79 députés impliqués dans une affaire de corruption à Tsimbazaza. L’immunité parlementaire et l’éventuelle procédure spéciale seront sérieusement discutées à partir de cette semaine.

La semaine dernière, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a transmis au Pôle anti-corruption (Pac), le dossier des 79 députés. Celui-ci est actuellement en train de se pencher sur le dossier.

« Nous sommes actuellement en train d’examiner le dossier », a indiqué le procureur de la République auprès du Pac, joint au téléphone hier. Parmi ces 79 députés figurent des candidats à une nouvelle législature. Cependant, le Pac n’y émet aucun inconvénient, étant donné que les enquêtes n’ont rien à voir avec les élections. D’ailleurs, les enquêtes se poursuivront même s’ils sont réélus.

Pour rappel, l’histoire remonte en avril de l’année dernière. Une vidéo montrant des parlementaires proches du régime de l’époque, se réunir secrètement à l’hôtel Paon d’Or Ivato, a fait le tour des réseaux sociaux. Les images ont ensuite montré une transaction entre les députés, à hauteur de 50 millions d’ariary, semble-t-il. Cela, afin d’adopter le code électoral controversé.

Procédure spéciale 

L’immunité parlementaire sera ainsi sérieusement étudiée dans le dossier, sachant que les concernés sont tous des anciens élus à la Chambre basse. « Nous devons encore voir si une procédure spéciale devrait être enclenchée, vu leur statut de parlementaires de l’époque », a expliqué le Pac. Le Pôle anti-corruption devra également voir si le dossier est complet ou si des enquêtes supplémentaires sont nécessaires. Ceci dit, la durée de l’enquête est encore difficile à déterminer. A noter que le Bianco a mis une année pour boucler l’affaire.

En ce qui concerne le cas du sénateur Berthin Randriamihaingo, le procureur a indiqué que la procédure a été respectée et que la lettre ouverte du président du Sénat a déjà reçu une réponse.

« Le sénateur ne bénéficie pas d’immunité parlementaire vu que les faits ont été commis avant sa prise de fonction au Sénat », a précisé le procureur. La demande de levée de l’immunité n’est donc pas nécessaire dans ce cas. En ce qui concerne la demande de liberté provisoire du sénateur, le procureur a indiqué ne pas encore avoir été avisé.

Tahina Navalona

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