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Traite d’être humain: un réseau démantelé

Traite d’être humain: un réseau démantelé

La traite de personnes prend de l’ampleur sur l’échelle nationale. Le 15 mai, les policiers du Service central des enquêtes spécialisées ont intercepté une femme d’une trentaine d’années, au port de Mahajanga, pour avoir tenté d’envoyer des travailleuses malgaches en Arabie Saoudite.

Le parquet a entendu la suspecte, hier, après l’interrogatoire de la police.

Les migrations de travail vers le Moyen-Orient, persistent dans la Grande île. Le 15 mai dernier, la femme âgée de 32 ans s’est fait prendre par la police nationale par le biais du service central des enquêtes spécialisées, au port de Mahajanga. Ayant aperçu les gestes suspicieux de la dame, les policiers l’ont interpellée et l’ont questionnée en l’invitant à répondre attentivement. L’enquête a révélé son intention d’envoyer deux travailleuses en Arabie Saoudite. Ainsi a-t-on appris que la « passeuse » comptait les envoyer d’abord aux Comores, où elles prendront par la suite un vol pour le Moyen-Orient. Le sort de la trentenaire se trouve ainsi entre les mains de la Justice, après le défèrement d’hier.

Un réseau de traite de personnes

Un réseau de trafic d’être humain bien organisé. En effet primo, l’agence fait le recrutement dans toute l’île. Les « proies » seront hébergées dans la capitale durant la préparation par l’agence des documents relatifs au voyage et à la migration. Secundo, d’autres individus se chargent de l’acheminement vers Mahajanga. D’autres gens assurent l’embarcation et la traversée vers l’Archipel des Comores.

Les travaux en Arabie Saoudite, au Koweït et au Liban constituent, ces derniers temps, l’une des formes de traite et d’esclavage moderne. Chaque année, nombreuses sont les travailleuses malgaches victimes. Une des raisons pour lesquelles, la présidence de la République a rapatrié des dizaines d’entre elles en mois d’avril.

Un trafic plus lucratif

Chaque travailleuse doit a priori verser une somme de 1.200.000 d’ariary. Ce montant s’avère être un droit et une participation de l’intéressée aux éventuels dossiers à fournir, entre autres le passeport et le visa. L’on sait que l’agence perçoit un pourcentage mensuel sur le salaire du migrant malgache.

Tout cela rend plus juteux le trafic, d’où la persistance des agences en dépit de l’interdiction du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, voire de celle du chef de l’Etat.

Felana Michelle

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