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Prolifération d’armes: source d’instabilité et d’insécurité

Prolifération d’armes: source d’instabilité et d’insécurité

Il n’y a pas de développement sans paix et il n’y a pas de paix sans sécurité. La prolifération d’armes est l’une des sources principales d’instabilité et d’insécurité, raison pour laquelle le Gouvernement, avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF), a organisé une formation en sécurité physique, en gestion des stocks, en marquage et en enregistrement des armes à feu et de munitions.

La cérémonie de clôture de l’atelier qui avait duré dix jours au Complexe culturel et sportif de la Cnaps à Vontovorona, s’est déroulée samedi en présence des parties prenantes dont les représentants du Gouvernement et des PTF. Un événement qui a également été marqué par la remise officielle des équipements et matériel pour le marquage et l’enregistrement des armes des forces de défense et de sécurité du pays. Nul n’ignore que ces derniers temps, la situation sécuritaire au pays, aussi bien en ville que dans le milieu rural, a connu une proportion alarmante.

« Madagascar traverse en ce moment une période sécuritaire assez difficile. Ce qui a obligé le Gouvernement à mettre en place un dispositif sécuritaire novateur qui, selon l’axe numéro 1 de la politique générale de l’Etat, consiste à redéployer l’ensemble des forces de défense et de sécurité au plus près de la population qui ressent au quotidien la peur, préoccupée par la question sécuritaire, inquiétée par la prolifération des armes à feu », a indiqué le ministre de la Défense nationale, le général Léon Jean-Richard Rakotonirina, représentant le Premier ministre, chef du Gouvernement, lors de son allocution. Tout en remerciant les partenaires, il a précisé que ce projet a pour objectif d’appuyer le processus de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS).

Marquage additionnel

Dans son discours, le Dr Charlotte Ndiaye, coordinatrice résidente du Système des Nations unies à Madagascar, a souligné que les défis posés par le trafic d’armes à feu, accentuent l’intensité des menaces sur la paix, la sécurité et le développement socio-économique. « La nécessité de prévenir et de combattre ce fléau à travers, non seulement la mise en œuvre des mesures stratégiques mais aussi le renforcement de capacités humaines et matérielles, s’avère aujourd’hui indispensable », a-t-elle déclaré.

Yorio Ito, chargé d’affaires de l’ambassade du Japon, a quant à lui expliqué que le Japon diversifie ses champs d’intervention. « C’est avec un grand plaisir que le Japon apporte son soutien au secteur de la sécurité, en partenariat avec le Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique. Et j’ai le plaisir aussi de vous informer que, pour poursuivre davantage la coopération dans le renforcement de la sécurité à Madagascar, le Japon étudie la possibilité de donner un soutien au domaine de la sécurité maritime à Madagascar au cours de cette année », a-t-il soutenu.

Donnant des explications plus techniques, Stéphanie Martin, chargée du volet de la RSS au Pnud à Madagascar, a précisé qu’à part le marquage de série qui dit l’origine de l’arme, le marquage qui devrait être fait à Madagascar doit identifier sa date d’arrivée et son propriétaire. « C’est un marquage additionnel. Le marquage MG 2019 PN identifierait par exemple que l’arme est importée à Madagascar en 2019 et a été affectée aux stocks de la police nationale », a-t-elle conclu.

 

Mparany

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