Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique :une habitude très discutable

Savez-vous pour qui vous allez voter ? Avez-vous décidé de la couleur que vous voulez donner à votre arrondissement ? Si vous n’avez pas de réponse, vous faites partie de l’immense majorité des électeurs qui, à défaut de connaître les propositions des candidats à la députation, peuvent fredonner les chansons de campagne des candidats les plus visibles. Parce que les autres… Existent-ils seulement ?

Quelques électeurs tentent de suivre la campagne électorale. Ils sont rares. D’autres, attentifs mais dépassés par les événements, demandent conseil autour d’eux pour comprendre les réels enjeux des élections. Les uns sollicitent leurs connaissances bien placées au cœur de la sphère de ceux qui savent et de ceux qui décident, a priori ce sont les mêmes individus, pour avoir des informations de première main. Quand on n’a pas accès à ces informations de première main, qu’on tient à accomplir son devoir de citoyen mais qu’on ne sait pas où donner de la tête entre toutes ces couleurs, il reste une option qui a fait ses preuves ces deux dernières décennies. On s’adresse à son directeur de conscience. Ce type de consultation préélectorale est né pendant une crise politique, à moins que ce ne soit pendant une campagne électorale (l’une ou l’autre, c’est si souvent la même chose …), pas la dernière, ni l’avant-dernière, celle d’avant encore. Souvenez-vous, on se redécouvrait avec enthousiasme un goût pour le mélange des genres, en l’occurrence le politique et le religieux. La question, légitime, était la suivante : « Comment savoir si on fait le choix du bon candidat? ». La réponse, dont la légitimité est discutable, était apparue comme une évidence : « En demandant un conseil avisé à son directeur de conscience, celui que nous aimons écouter le dimanche pour nous aider à nous élever spirituellement ».

L’habitude de s’en remettre à d’autres pour décider de nos choix n’était pas nouvelle. Elle s’est malheureusement enracinée et, s’ils nous aident à nous élever spirituellement, nos directeurs de conscience ne nous aident pas à nous émanciper de cette très discutable habitude.

 

KembaRanavela

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique