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Biennale de Venise: Môta, un autre génie rejoint le projet

Biennale de Venise: Môta, un autre génie rejoint le projet

Cette année, Madagascar participe pour la première fois à l’une des plus prestigieuses manifestations artistiques dans le monde, la Biennale de Venise. Le 9 mai, le pavillon Madagascar présentant l’œuvre de l’artiste contemporain Joël Andrianomearisoa a été inauguré. Et, Môta, une virtuose de piano sera de la partie en illustrant l’exposition avec son morceau, « Fo ray ». 

Deux génies de l’art se fusionnent pour cette Biennale de Venise qui ne prendra fin qu’au mois de novembre. Si le talent de Joël Andrianomearisoa est déjà incontestable à travers ses diverses participations et succès sur le plateau de nombreux festivals internationaux, Môta, une virtuose du piano exporte aussi sa créativité et son talent au-delà de nos frontières.

La collaboration entre les deux artistes a commencé autour d’une table. « C’était une histoire de bouffe ! Joël Andrianomearisoa et Rina Ralay Ranaivo étaient convaincus depuis le début de travailler avec moi. Mais le choix du morceau n’est venu que lorsque nous avons dégusté ensemble le porc au cresson », raconte Môta. Durant le repas, elle leur a proposé une lecture inversée de son ancien titre « Fo roa ». Tout de suite, l’artiste et son curateur étaient tombés sous le charme du morceau.

« Fo iray » et « Fo roa »

Comment Môta a-t-elle composé « Fo roa » ? L’artiste a créé la chanson « Fo roa », écrite en malgache, lorsqu’elle avait 17 ans. Une dizaine d’années après, elle a eu l’idée formidable d’effectuer une lecture inversée de sa composition. « Fo iray est Fo roa mais lue à partir de la fin », selon ses explications.

L’artiste a en fait mis le texte original en verlan, « ysagalaM », comme elle le dit et a fait une lecture inversée de sa mélodie. « En inversant le son, le piano ressemble à l’accordéon. Et le résultat est surprenant », annonce-t-elle. Si la première version ne se trouve guère dans ses albums, la dernière sera présente dans son prochain opus.

« J’ai toujours ce souci de remise en question. Je crois me connaître… Au début, j’ai voulu savoir ce que valait une lecture inversée… Renversée… J’ai fait une espèce de rétrospective musicale sur beaucoup de mes musiques…», explique  Môta.

Dans « Fo roa », elle parle surtout de cette sensation de dualité, d’être partagée entre deux entités, deux êtres. « Et la nouvelle version est plus simple, quand on arrive à se dire qu’on ne fait qu’un et qu’on accepte l’autre dans sa différence, la vision du monde devient simple », conclut-elle.

Holy Danielle

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