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Madagascar il y a 100 ans: l’incendie du 30 (2)

(Suite et fin.)

Parmi les personnes qui se dévouèrent pour éteindre l’incendie, il convient de signaler et de remercier : M. le Commissaire Central, le Dr Vié, les officiers et sous-officiers de la garnison, M. Luzet de la Cie Lyonnaise, le lieutenant Dupré qui sous une pluie battante ont pris une part active aux travaux de sauvetage. M. l’administrateur-maire ainsi que M. le Commandant d’armes se sont également prodigués pour activer les travaux de sauvetage et circonscrire le feu.

Après l’incendie, une partie du corps de Chan-Laï complètement calciné fut retrouvée dans les décombres de sa maison. La tête et les membres manquent, seuls le bassin et les intestins ont pu être recueillis. Après examen du médecin légiste, les restes de Chan-Laï ont été inhumés.

On avait cru tout d’abord que ce dernier avait été assassiné, mais tout porte à croire plutôt, qu’étant malade depuis plusieurs jours et vivant seul dans sa maison, la lampe à pétrole dont il se servait habituellement aura communiqué le feu soit à la moustiquaire de son lit, soit à d’autres meubles. En effet, son coffre-fort quoiqu’étant ouvert par l’action de la chaleur du feu comme celui de Ghivalla n’avait pas été facturé et on a pu retrouver après l’incendie des liasses de billets de banque à moitié carbonisées et une certaine quantité de pièces d’or et d’argent.

L’incendie de l’Hôtel de France survenu il y a 2 ans, qui avait montré le défaut absolu d’organisation contre le feu (cependant si redoutable à Tamatave) aurait dû servir de leçon à notre municipalité.

Rien n’a été fait, et il est probable que rien ne sera encore fait, malgré ces deux avertissements.

Or, il est un fait c’est que si Tamatave n’a pas été en grande partie la proie des flammes lors de ces deux sinistres, la cause en est à des circonstances exceptionnelles. La première fois, pas un souffle de brise, et cette dernière fois, une pluie torrentielle.

Au prochain accident, pour peu que le temps soit sec et que nous ayons notre brise habituelle, Tamatave flambe comme une allumette si, l’incurie continuant, les secours en cas d’incendie ne sont pas prévus et organisés d’une façon plus efficace.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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