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Chronique: revenir des essais non transformés

Vérité en deçà des Pyrénées erreur au-delà, réussite de la veille échec le lendemain. Il n’existe sans doute pas de formule magique pour assurer le succès d’une initiative, à fortiori lorsqu’il s’agit de progresser. Si l’on dit que seul le travail paie, encore faut-il que l’on déploie les efforts dans le sens qu’il faut, la bonne inspiration pourrait même être le pire des ennemis, les improvisations ne n’assurant réussite qu’à avoir été bien préparées et à condition que l’on domine l’art de la discipline. Les expériences d’autrui peuvent servir de modèle surtout comme base de réflexion, mais à vouloir les reproduire bêtement à la manière d’un élève qui copie la feuille du voisin, on retombe dans la méthode empirique avec les risques d’un zéro pointé. Outre une accumulation de déchets consécutifs à la mauvaise gouvernance et une succession d’échecs dûs aux actes coupables de turpides hauts dirigeants, la naïveté de croire en une démarche empirique constituant à essayer de copier avec bonhomie des formules couronnées de succès ailleurs a pavé la route de développement depuis bientôt 60 ans. Les résultats n’ont pas à étonner, pourtant de la méthode les hauts responsables ne semblent pas en être tous guéris.

On sait la situation de crise dans laquelle se trouve la circulation dans la capitale : ça pollue, ça grève l’économie, ça pénalise l’activité, ça énerve, ça semble inextricable… Chaque autorité se sent la vocation et la compétence de dénouer le problème et d’une petite idée se précipite à vouloir en faire la grande solution. Parmi tant d’autres formules contemplées sous d’autres cieux, celle de la voie réservée aux autobus a charmé l’esprit des édiles locaux. Coup d’essai four assuré ! Triste tableau que la voie longeant le domaine sud de la Gare connu sous le nom «Petite Vitesse». Un partage de la voie en deux par une profonde implantation d’une saillante (aussi excessivement large qu’élevée) platebande de béton en son milieu, avec à l’entrée de la rue deux panneaux indiquant la bande de droite réservée aux bus, et celle de gauche aux véhicules particuliers. Résultat inattendu : 99% des taxi-be snobent la voie qui leur est réservée, tous empruntent celle de gauche espérant doubler les concurrents qui se sont fourvoyés dans le piège de la voie de droite. Les concepteurs de cette solution magique ont omis de considérer la réalité : les taxi-be constituent 90% des usagers de cette rue, les marchands de rue envahissent la chaussée en essayant de gratter quelques millimètres chaque jour. Résultat des courses…


Léo Raz           

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