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L’absurdité de l’exception

L’absurdité de l’exception

Il faut avouer que même s’il est impossible techniquement de retirer les noms des candidats ayant des démêlés judiciaires, de la liste préétablie pour les législatives, cette circonstance donne sens à l’absurdité de l’exception. Cette élection ne ressemble pas aux autres. C’est pour la première fois dans l’histoire de ce pays que des candidats incarcérés, car suspectés d’avoir commis des délits graves, sont éligibles. Et le plus ridicule dans tout cela, c’est que leur photo en couleur figure sur les bulletins uniques dans leur circonscription respective au moment du vote.

Certes, le sort de ces députés est scellé. Et, même s’ils bénéficient encore d’une présomption d’innocence et qu’ils ne sont pas encore reconnus coupables jusqu’à preuve du contraire, leur demande de liberté provisoire rejetée les empêche de faire campagne, sauf pour l’un deux. Leur quête de l’immunité parlementaire qui a toute son importance dans leur cas, est perdue d’avance. Il leur faudra un miracle.

Leur statut de candidat qui a répondu à tous les critères exigés par le code électoral ne pèse pas lourd devant la justice ni même la caution de 5 millions d’ariary. La Ceni ne pouvait rien faire. D’ailleurs à l’entendre, elle n’a pas l’intention d’interférer dans des affaires judiciaires mettant en cause ces candidats députés. Ils restent en prison et vu les charges retenues contre eux, ils risquent de s’y éterniser. Déjà un avantage énorme pour leur adversaire.

Heureusement qu’ils ne sont que quatre candidats à la députation derrière les barreaux sinon la situation est encore plus burlesque ce 27 mai, au niveau de certaines circonscriptions.

RA   

 

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