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Pérégrinations hebdomadaires; sans trouver nécessairement raison: parfois la rumeur repose sur un fond

La classe politique ne jouit pas d’une bonne réputation. Mollo les basses ! Constat à manier avec délicatesse, en elle-même réputation recèle des possibilités de violer  le principe de présomption d’innocence, de plus rien qu’à s’arrêter au petit nombre des poursuites judiciaires entreprises à l’encontre des acteurs politiques majeurs (membres de l’exécutif ou du législatif), chiffre approchant zéro, on serait amené à conclure l’inverse et à accompagner d’un quitus de bonne conduite l’appréciation concernant l’ensemble des acteurs. Le personnel politique aurait-il établi une mutuelle pour renforcer la pratique du «pas vu pas pris» par un pacte tacite d’une mécanique diabolique «même perçu ou vu une garantie de ni poursuivi ni puni» ? Le sacre du système : «aux coupables les mains pleines». Persistante la rumeur ne s’en laisse pas conter d’autant, elle persifle et signe à répandre pêle-mêle bribes de réalité et bruits de chasse-d’eau, dans l’espoir que ça finira bien par nettoyer de son contenu la cuvette, dont certains se servent de buvette. Malheureusement sortis par la porte à grands coups de lattes, aussi vite les vilains reviennent par la fenêtre. À leurs yeux les nobles fonctions ne présentent pas seulement la vertu de servir de niche pour se faire des pelotes pas toujours catholiques, mais aussi représentent des havres offrant abri contre des poursuites justifiées par des actions coupables opérées précédemment.

L’opinion a penché qu’il ne s’agissait là que de ragots, mais des révélations faites par la CENI cette semaine font vérité ce que l’on l’on croyait mauvais procès par malveillance.

Faits nouveaux en confirmation de vieilles tares

Ouf ! on respire d’avoir eu des soupçons fondés. Pouah ! quelle tristesse que d’avoir eu raison en l’occasion. Il est des malandrins, véritables gibiers de potence qui dans l’unique but de bénéficier de l’immunité et d’éviter ainsi la «pendaison» tentent la chance en se portant candidats pour être élus députés. Pour la première fois la machine judiciaire a pris de vitesse ce genre les projets de ces retors. La CENI vient d’annoncer la fin de parcours de 5 candidats happés dans l’engrenage des poursuites : 4 direct en détention préventive 1 en liberté provisoire, tous à l’évidence en raison de suspicion lourde relative à des actes qui ne sont pas couverts par l’immunité qu’ils n’ont pas encore acquise. L’occasion se prête pour considérer le cas de ce sénateur actuellement sous écrou. L’immunité parlementaire dont il jouit en tant que sénateur n’a pas joué, les actes reprochés remontent à un temps où l’intéressé n’était pas encore parlementaire. Les textes ne font pas expressément mention du pareil cas, un raisonnement à contrario de la disposition stipulant la couverture de l’immunité pour les faits et actes effectués dans le cadre du mandat, a sans doute basé la décision qui a mis sous écrou ce sénateur, décision qui peut faire référence pour servir de jurisprudence dans l’avenir.
Les événements arrivent à point de part et d’autre pour justifier de l’opportunité à débattre de l’immunité. En principe l’immunité n’assure pas d’une garantie à être intouchable. C’est pourtant ce que recherchent des candidats madrés qui espèrent enrayer la machine des poursuites grâce à un statut les couvrant d’immunité. D’après les rumeurs il en est même certains aigrefins cachés derrière une notoriété artificielle qui sous le système précédent contre un soutien énergique au régime non seulement ont échappé aux poursuites pour des commissions d’escroqueries de haut vol mais ont réussi à faire fonctionner la gomme magique et effacer des dettes de montants astronomiques. La méthode change, l’arrestation de ce sénateur en témoigne. La volonté de l’exécutif ne conditionne plus le déclenchement de la machine des poursuites, en faveur des copains coquins ne trouve plus autorité à faire barrage au rouleau compresseur de l’appareil judiciaire.

Le rythme du temps de la justice

Dans le souci de veiller à l’équité la justice s’entoure des précautions que dicte une procédure établie, parfois nécessairement tatillonne, exercée selon un rythme que ne saurait perturber aucune forme de précipitation. Le temps utile à la justice ne répond pas toujours à l’impatience qui pourrait être celle du public en certaines circonstances. Ainsi s’explique peut-être le malentendu qui se manifeste par des critiques qualifiant de simples spectacles les engagements de poursuites actuels. Des poursuites qui portant aboutissent à certains endroits à des condamnations définitives à d’autres à des embastillements de prévention aux fins de poursuivre les instructions en toute sérénité. Certes des «malfaisants» notoires manquent au tableau, soit du fait d’un retard au démarrage de la machine de répression, soit par l’adresse des gibiers à s’être volatilisés avant que ne sonne l’hallali.

Les faits étant ce qu’ils sont à l’instant, il semble injuste, en tout cas injustifié, de vouloir entreprendre un procès d’intention en retenant en guise de chef d’accusation une absence de volonté à opérer un changement. L’horloge de la justice obéit à un rythme que l’impatience du public ne saurait bousculer sans le risque de fausser la justice conforme au droit.


Léo Raz  

 

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