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Campagne électorale: des cas d’irrégularité constatés

Campagne électorale: des cas d’irrégularité constatés

La campagne électorale pour les législatives, vient à peine de débuter. Pourtant, plusieurs cas de dérive auraient déjà été constatés depuis l’ouverture de la période de propagande.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a affirmé avoir recensé plusieurs cas d’irrégularité depuis lundi, début de la campagne électorale des législatives. En plus du retard de la nomination du trésorier de campagne, de nombreux candidats auraient enfreint les règles régissant la propagande électorale, a indiqué hier le vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo. Parmi ces cas de dérive figurent ceux liés aux réunions publiques électorales, tels que les carnavals.

D’après Thierry Rakotonarivo, « La plupart voire la majorité des candidats, n’ont pas prévenu au préalable les autorités au niveau des districts sur l’organisation des défilés et cortèges. Cette procédure est pourtant exigée par la loi, même si cette dernière n’oblige pas les candidats à demander l’autorisation des responsables étatiques ».

Outre le non respect des dispositions des textes relatifs aux cortèges et défilés, il est également observé que certains candidats  ne respectent les règles liées aux affichages électoraux. De nombreux affichages auraient été apposés sur des enceintes publiques et ce, malgré l’avertissement de la Ceni lundi. En même temps, la plupart des affichages collés sur des enceintes privés n’auraient également pas reçu le consentement des propriétaires, selon des doléances parvenues à la Ceni.

Pour le moment, la Ceni se contente uniquement de sensibiliser et d’avertir les candidats qui auraient transgressé les lois électorales. Cependant, cette période d’avertissement aura des limites, a poursuivi le numéro 2 de la Ceni. Une interpellation à l’endroit du Gouvernement, des partis politiques ou des candidats, va ainsi suivre cette période de sensibilisation. Une fois toutes ces étapes franchies, cette commission compte passer à la dernière étape, en saisissant notamment la Haute cour constitutionnelle (HCC).

Le vice-président de la Ceni a, par ailleurs, indiqué – sous un ton particulier – qu’il serait temps de corriger les erreurs du passé en matière de sanction. Il a déploré le fait que les infractions en matière électorale, sont restées impunies durant près de 60 ans, au point que certains candidats avaient tendance à violer les textes pour se faire élire. « Nous devrons cette fois, donner des exemples pour avertir ceux qui tenteront encore de transgresser les textes électoraux dans le futur », a-t-il conclu.

 

Tsilaviny Randriamanga

 

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