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Suppression du Sénat: des sénateurs font de la résistance

Suppression du Sénat: des sénateurs font de la résistance

Quelques sénateurs sortent du silence et affichent tant bien que mal leur opposition quant à la suppression de la chambre haute hier, à Anosikely.

Sans surprise, des sénateurs militent pour le maintien de leur institution. Ils avancent des arguments qui d’après eux, ne justifient pas une telle tentative.

A titre d’exemple, ils ont expliqué que le Sénat ne serait pas budgétivore comme il a été véhiculé. Selon leurs dires, la réduction du budget alloué à cette institution a déjà été intégrée dans le projet de Loi des finances rectificative (LFR), passé en revue lors de la dernière session des deux chambres.

Le questeur numéro 1 du sénat, Mourad Abdirassoul a fait savoir que si auparavant ce budget avoisinait les 33 milliards d’ariary, celui-ci aurait été réduit de 10 milliards d’ariary dans la LFR.

«Ce budget est destiné au bon fonctionnement de l’institution. Les salaires et indemnités du personnel composé, entre autres, de fonctionnaires en faisaient partie. Pour dire que la suppression du Sénat n’empêche pas l’Etat de débloquer une partie de ce fonds», a-t-il expliqué.

Institution de stabilité

Ces membres soutiennent également que comme le Sénat est une institution de stabilité, sa suppression pourrait entraîner un déséquilibre institutionnel. En fait, le Président de cette institution occupe l’intérim du Président de la République en cas de vacance de siège. Avant d’ajouter que le remplacement des sénateurs par des gouverneurs, risque de mettre fin au principe de séparation du pouvoir, étant donné que les gouverneurs de région seront placés sous les ordres du Chef de l’Etat.

La gesticulation de ces sénateurs intervient au moment où le débat sur la suppression du Sénat occupe le devant de la scène politique. De toute évidence, ils cherchent par tous les moyens possible d’éviter l’inévitable. La suppression du Sénat par voie référendaire n’est qu’une question de temps. D’ailleurs l’avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) annonce que cette procédure devra être reportée à une date ultérieure, c’est-à-dire une fois que les députés nouvellement élus siègeront à l’Assemblée nationale.

 

Tsilaviny Randriamanga

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