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Référendum: les débats s’animent 

Référendum: les débats s’animent 

Les législatives du 27 mai seront jumelées avec un référendum sur la suppression du Sénat. Les opposants à cette initiative ont, toutefois, commencé à se faire entendre durant le week-end pascal.

« En application des dispositions de l’alinéa 4 de l’article 51 de la Loi organique n° 2018-008 du 11 mai 2018 (…), les électeurs sont convoqués aux urnes le lundi 27 mai 2019 à partir de six heures pour l’adoption du projet de Loi constitutionnelle modifiant certaines dispositions de la Constitution de la Quatrième République ». Il s’agit de l’article premier du décret pris en Conseil des ministres spécial, vendredi dernier. Une initiative qui a surpris la classe politique et qui alimente, depuis le week-end pascal, les débats.

Selon les explications de la ministre de la Communication et de la culture, porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, cette démarche s’inscrit dans la concrétisation des promesses présidentielles, notamment par rapport à la suppression du Sénat et à la mise en place d’une décentralisation effective. « Andry Rajoelina a promis durant la campagne électorale la suppression du Sénat (…), cela faisait partie de ses promesses. Les 25 milliards d’ariary alloués au fonctionnement du Sénat serviront à construire des universités dans chaque région. Qui choisit-on ? Les milliers des jeunes qui seront avantagés grâce à ces universités ou les 63 sénateurs ? », s’est-elle interrogée sur sa page facebook.

Gouverneurs régionaux

Elle explique aussi que, depuis toujours, la population se plaint de la concentration du pouvoir au niveau central au détriment des régions. « Alors, on a décidé de donner plus de moyens et de latitudes aux responsables au niveau des régions afin que chaque localité puisse se développer à travers la mise en place d’un gouvernorat », a-t-elle plaidé. Durant son allocution d’investiture à Mahamasina, le Chef de l’Etat a effectivement annoncé la mise en place de gouverneurs régionaux. Ces derniers seront chargés de mettre en œuvre les projets de développement à travers le pays. Le Chef de l’Etat avait d’ailleurs soutenu, dans cette perspective, qu’une réunion mensuelle pourrait se faire avec les gouverneurs régionaux.

Du reste, toujours d’après la ministre, le jumelage des élections législatives avec le référendum constitutionnel permettra, d’une part, des économies dans les préparatifs électoraux, mais aussi, d’autre part, d’économiser le budget du Sénat au profit de la majorité.

J.P

« La souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect, ou par la voie de référendum », dispose l’article 5 de la Constitution. C’est par respect de ce principe que le régime a choisi de faire appel aux électeurs pour le référendum du 27 mai.

Du reste, cette initiative respecte les dispositions de l’article 162 de la Constitution. Cet article stipule en effet que « L’initiative de la révision, en cas de nécessité jugée impérieuse, appartient soit au président de la République qui statue en Conseil des ministres, soit aux Assemblées parlementaires (…) »

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