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HVM: vers la fin de parti(e)

HVM: vers la fin de parti(e)

La querelle au sein de HVM plus précisément entre ses sénateurs atteint son paroxysme. Ce parti court au clash politique. Et à cette allure, après sa défaite cuisante aux présidentielles et sa présence en ordre dispersé aux législatives, le Hery vaovaon’i Madagasikara risque fort d’emboîter le pas aux anciens partis présidentiels, à l’image de l’Arema ou de l’UNDD.

La prise de position des sénateurs HVM pour la destitution sans ambages de Rivo Rakotovao à la tête du Sénat retient toute l’attention. La demande de déchéance n’est plus une éventualité et confirme qu’au sein du HVM, les dés sont jetés.

Dans un panier de crabes, les fortes têtes du HVM ne sont plus sur la même longueur d’onde. A peine certains sénateurs ont affiché leur volonté ferme de mettre fin à la présidence de Rivo Rakotovao, à la tête du Sénat que le bureau du parti a réagi et rappelle à l’ordre ces parlementaires.

Une sorte de contre-attaque qui va étaler davantage le linge sale du parti, au bord de la scission et pourrait dans ce sens envenimer la situation. En fait, ces sénateurs frondeurs pourraient faire l’objet d’une demande de déchéance au sein de la chambre haute. Mais, pour le moment, le bureau du HVM ne l’a pas dit ouvertement.

«Cette question aurait pu être réglée au sein du parti s’ils pensent que ma présence à la Chambre haute les gêne. Il ne faut pas mélanger les affaires internes du parti avec la présidence du Sénat, car cette institution n’est pas entièrement constituée par le HVM. Quoi qu’il en soit, le bureau national du parti a déjà pris une décision pour régler la situation», a-t-il déclaré sur les ondes d’une radio privée locale.

La porte grande ouverte

A en croire ses dires, ce rappel à l’ordre donne le choix à ces sénateurs s’ils veulent claquer la porte du parti ou d’y rester. Le même rappel à l’ordre aurait été également destiné aux membres du parti qui se portent candidat à la députation sous la couleur d’un autre parti politique.

Au vu de cette démarche, ces sénateurs pourraient s’exposer à l’article 72 de la Constitution qui concerne les députés, mais également valable pour les sénateurs comme l’indique l’article 85 du même texte.

Notons que selon l’article 72 de la Constitution, «[…] durant son mandat, le député (et/ou sénateur) ne peut, sous peine de déchéance, changer de groupe politique pour adhérer à un nouveau groupe, autre que celui au nom duquel il s’est fait élire.  En cas d’infraction à l’alinéa précédent, la sanction est la déchéance qui est prononcée par la Haute cour constitutionnelle».

En poursuivant son explication, Rivo Rakotovao a par ailleurs révélé que durant la campagne électorale des dernières élections présidentielles, certains membres du bureau politique du parti auraient pu faire l’objet d’une déchéance. Toutefois, pour des raisons diverses, le parti n’a pas choisi cette option.

Autant dire que les liens qui unissent les sénateurs du HVM et les frondeurs risquent de ne pas faire long feu. De plus, ceux qui sont pour la destitution de Rivo Rakotovao, avaient déjà évoqué une session extraordinaire pour parvenir à leurs fins.

Cependant, les dispositions de l’alinéa 4 de l’article 84 de la Constitution pourraient empêcher la concrétisation de ce souhait. Ce passage souligne clairement que, «[…] lorsque l’Assemblée nationale ne siège pas, le Sénat ne peut discuter que des questions dont le gouvernement l’a saisi pour avis, à l’exclusion de tout projet législatif.»

 

Tsilaviny Randriamanga

 

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