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Mercredi ! école buissonnière: porte-feuilles ministériels

Des maroquins à rendre chèvre

De quel côté que l’on l’observe, la fonction ministérielle présente sinon plusieurs facettes au moins une double face. Autant l’occupation d’un poste de ministre fait l’objet de fantasme par nombreux acteurs politiques en raison du prestige qui auréole la fonction, autant les nominations à cette haute responsabilité font  l’objet de commentaires pas toujours amènes. Toutefois, au contraire de signifier une tare l’accession à cette fonction peut représenter un bâton de maréchal donnant à un personne habitée d’une haute idée du devoir citoyen la chance de contribuer de façon la plus efficace au bien du pays. Les commentaires désobligeants pour accueillir la nomination d’une telle ou de tel autre s’expliquent logique par l’inverse, même si à l’évidence l’aigreur des critiques trahit le plus souvent le caractère aigri des sycophantes. Reste à admettre que nombreux arrivistes et autres aventuriers par leurs comportements et agissements ont sali la fonction, s’en étant tirés en s’étant enrichis plus que de raison, après avoir de prime favorisé l’accumulation illégitime de fortune par de satanés coquins.

Ces remarques faites il faut se garder de généraliser, des ministres qui ont été et de ceux qui sont en exercice il y en a eu et il en est de bons et sûrement même d’excellents, la question se pose de savoir de quelle qualité ils s’habillent et quel mérite leur reste-t-il à devoir se retrouver autour de la même sainte table du conseil que des «collègues» pour lesquels ils n’ont éprouvé grande considération et auxquels ils doivent preuve de solidarité.

Relents de misogynie dans les cartouches pour tirer sur un ministre

Afin de donner le max de chances de parvenir à ses fins à une cabale, la stratégie la plus efficace consiste à harceler le maillon faible. On ne sait si la nomination du ministre de la jeunesse et des sports a procédé d’une erreur de casting ou s’il s’agit d’un choix délibéré relevant de considérations mal perçues par le public, il n’en reste pas moins qu’il ne jouit pas d’une bonne presse et sert de cible privilégiée des détracteurs du pouvoir. Tout ce qu’il entreprend, dit ou décide, soit provoque la risée soit lui vaut une volée de bois vert. Il n’est pas lieu ici d’apprécier le bien-fondé ou non de ces critiques, on peut toutefois relever que celles-ci à être systématiques ne reculent pas à épouser des considérations sectaires. Les éreinteurs n’en loupent pas une pour incendier l’une ou l’autre des deux dames que le ministre a désignées pour être nommées à des postes de directeurs généraux dans son ministère. Peut-être qu’en raison des casseroles qu’elle peuvent traîner et de par quelques gestes maladroits, elles prêtent le flan aux attaques, il n’en reste pas moins que s’agissant justement de deux femmes on ne peut en retour ne pas suspecter derrière les attaques une survivance chagrine du règne de la phallocratie. Le ministre a fait preuve dans le passé d’une gourmandise excessive de diplômes, période révolue qu’il n’est pas de bon ton de ressasser, on ne va pas lui reprocher aujourd’hui de se gourmander en adoptant une attitude à l’opposé, celle de ne faire aucune considération des diplômes surtout de ceux que ne possèdent pas ces deux promues.

Une pièce deux faces

La nomination de la ministre de la communication et de la culture actuelle a  pris de court le milieu de la profession, elle joint à ses nombreuses qualités le défaut de tant en accumuler : femme, journaliste, militante active limite activiste, patron de presse, trop en une seule personne pour que n’existe dans cette panoplie une faille ainsi que l’espèrent des esprits chagrins. Si quelques francs-tireurs ont vite essayé de trouver un défaut à la cuirasse, la majorité des gens du métier est restée dans l’expectative, les uns dans l’attente d’un premier faux-pas, nombreux autres davantage curieux de voir comment elle allait se dépatouiller pour dépasser les contradictions découlant des habits dans lesquels elle s’est glissée.

Pas folle la guêpe, comme qui dirait même rusée. Sans tarder à donner un os à ronger aux détracteurs elle entre dans les polémiques à propos du coût des déplacements du Chef de l’état et de la prise en charge des dépenses y afférentes. Du velours, les déplacements des gouvernants sont entrés dans les usages sans besoin de pinailler et si importantes que soient les charges, celles-ci ne sont que peanuts en rapport aux pertes causées par d’autres coupables pratiques à combattre en premier. Pirouette, alouette, lalalère !!! Madame connaît la chanson.

Comment va-t-elle apporter des correctifs à la loi sur la communication, contre laquelle auparavant elle s’est investie à combattre ? Trouver la solution devient ardue, le point de vue change que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de la barrière. D’entrée, avec humilité feinte ou sincère, elle avoue le côté périlleux de la situation. Chiche ! En initiant des rencontres auxquelles elle donne coloration de concertation, elle manœuvre à dessein d’établir des sortes de consensus et d’organiser l’espace d’un modus vivendi acceptable par tous. Ménager la chèvre et le chou sans distribuer les rôles :  qui va faire chou blanc, qui va devenir chèvre ? À l’égal de l’œuf de Colomb, simple formule propre à désamorcer les tensions. Magie, magie ! Aux mauvais coucheurs les rôles ingrats.

Un peu maso, non satisfaite de s’en être sortie à si bon compte, comme si seules les positions inconfortables lui plaisent à trouver du plaisir, elle annonce des initiatives d’une tonalité exotique pour célébrer le 3 Mai, journée de la liberté de presse. Sacré défi au sacré «touche pas à mon poste» que d’introduire le ver dans le fruit : diffuser la parole d’adversaires politiques sur les ondes de la RNM et de la TVM ne serait-ce que ce jour-là. Gageure, aux deux appareils de gouvernement donner l’apparence d’organes nationaux ! Sans s’arrêter à ce sacrilège (!) elle envisage de prendre à rebrousse poil tous les intéressés. Frustrant tout le monde par le fait de confisquer à chacun la possibilité de prendre l’initiative d’organiser sa manif, elle prend les devants et donne à tous un rendez-vous  où tous exprimeraient leurs doléances individuelles. À défaut de trouver le secret pour favoriser une sérénité elle invente la formule qui oblige résignation à poursuivre ensemble sans faire de vague.

Léo Raz

 

 

 

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