Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Madagascar il y a 100 ans: Nécrologie

Nous apprenons avec beaucoup de peine la mort soudaine, survenue le 12 avril, en son domicile à Paris, 25, rue de Bourgogne, d’un colon de Vatomandry, très sympathiquement connu à Madagascar, M. Maurice Brée, qui succombe,à peine âgé de trente-neuf ans, à une attaque grippale, quelques jours seulement après son débarquement en France, ou il venait jouir d’un congé bien mérité.

Il est difficile, quand on parle de Maurice Brée, de ne pas évoquer spontanément la pensée de celui qui fut le guide de ses premiers travaux, son frère Paul, lui aussi disparu prématurément, il y a quelques années, au cours d’un voyage à Tananarive.

Colons de la première heure, les frères Brée avaient vécu les heures difficiles du début de la colonisation française à Madagascar. Ils firent partie, et ils étaient à l’avant-garde, de cette pléiade de colons qui, dans la région s’étendant d’Andevoranto à Mananjary, connurent, de 1895 à 1905, des moments si pénibles ! Presque tous y ont laissé ou leur fortune ou la vie ! Ils plantaient du café. Les cyclones, les difficultés de l’acclimatation, les maladies le ravageaient. Mais le savoir et la ténacité des frères Brée finirent par triompher de l’adversité. Vers 1905, ils avaient sélectionné et reproduit sur une vaste échelle cette belle variété de café, le café Brée, qui, depuis, a fait la richesse de toute cette partie de la Côte Est. Les frères Brée ont été les initiateurs de la culture du café de la Grande Île à Madagascar.

Aussi bien, et plus spécialement à Maurice Brée, l’on doit encore attribuer de très remarquables travaux miniers pour l’exploitation du graphite, les premiers en date et en importance. Avec ceux de son associé M. Nevière, ils ont placé l’hinterland de Mahanoro au premier rang des régions productrices de la Grande Île.

La mort de Maurice Brée est donc une perte pour Madagascar. Ses nombreux amis, qui avaient pu apprécier ses connaissances étendues, sa parfaite urbanité, ses qualités d’initiative, d’énergie et de travail, le regretteront amèrement.

En leur nom, le Courrier Colonial offre à Mme Maurice Brée, sa veuve, ses respectueuses et très sincères condoléances.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique