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Madagascar il y a 100 ans: pas de députés (2)

(Suite et fin.)

« Jusqu’ici, et tant bien que mal, nous avons fait nos petites affaires sous des directions variées, plus ou moins efficaces, satisfaisant tantôt les uns, tantôt les autres, la roue qui tourne quoi, mais, dans l’ensemble, ne méritant pas d’être voués aux gémonies, ce qui pourrait être inquiétant pour ceux qui viennent ou qui viendront.

« Telle qu’elle est, notre situation actuelle nous va d’autant plus que les petits bateaux vont être déréquisitionnés.Administrativement, la méthode de travail adoptée ici nous va à tous autant que le programme dont la réalisation ne dépend que d’une question d’argent.

« On ne laisse mourir personne, même pas une colonie, pour une question d’argent.

« Alors, pas de politique active. Elle nous brouillerait tous les uns avec les autres, les colons entre eux, les fonctionnaires entre eux, puis les colons et les fonctionnaires. C’est réglé d’avance. Adieu les affaires ! Là-dessus tout le monde est d’accord.

« Si cependant, comme nous sommes en pays démocratique, on estimait que notre situation, comme celle du Tonkin, est anormale, qu’on organise un referendum sur la question de savoir si nous voulons des députés et des sénateurs.

« Nous ne demandons ici qu’une extension de nos libertés locales et quelques paires de jambes de colons de plus sous le tapis vert du conseil d’administration. Nous ne sommes pas bien exigeants comme vous voyez.

Veuillez agréer ; etc. »

J. B.

Le Courrier colonial

Décédées en mer

De l’Action :

Un sans fil a apporté à Tananarive la nouvelle du décès, à bord de l’Orénoque, de Madame Dinslage, épouse du sympathique et distingué Trésorier payeur général de Madagascar. Le corps a été inhumé à Mayotte.

M. Dinslage, qui est allé à Diego, au-devant de Madame, fut cruellement éprouvé depuis la guerre ; il a successivement perdu ses deux fils, sa fille, son gendre et sa femme. Nous lui présentons nos condoléances les plus émues.

Un autre décès s’est produit également à bord de l’Orénoque, celui de Madame Mouton, femme de M. le Lieutenant Mouton. Le corps a été immergé.

Toutes nos condoléances au malheureux officier.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

 

 

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