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Palais de la Reine: l’espoir renait de ses cendres

Palais de la Reine: l’espoir renait de ses cendres

Jour historique. Loin d’un effet d’annonce, Andry Rajoelina accompagné par son épouse et ses trois enfants, a annoncé en grande pompe la reprise des travaux de réhabilitation du palais de la Reine hier. Manjakamiadana et Besakana ainsi que des vestiges royaux, retrouveront leur splendeur d’antan d’ici le 26 juin 2020.

24 ans après, l’espoir renaît dans l’âme

Vendeur ambulant, Jean-Baptiste arpente au quotidien les rues de la Haute ville d’Antananarivo depuis que le palais de la Reine est parti en fumée.  «Quand j’étais encore sur les bancs de l’école primaire, j’ai déjà participé à une collecte annuelle de fonds pour reconstruire le Rova. Il y a de cela 20 ans si ma mémoire est bonne. Et, l’édifice est resté tel qu’il est aujourd’hui», a-t-il fait remarquer.

Dans le temps, l’expression «Manomeza kely hananganana ny Rova», traduit littéralement par «Donnez votre part pour la reconstruction du Rova» a été en vogue car tout le monde a affiché leur ambition de faire renaître de ses cendres ce patrimoine culturel et historique de la Grande île. Mais fil du temps, ce terme fait allusion à une collecte destinée pour un grand projet ni fait ni à faire.

24 ans après le tragique incendie de la cité royale, le président de la République, Andry Rajoelina a promis la fin des travaux de réhabilitation avant le 26 juin 2020.

«Nous allons rendre son authentique splendeur d’antan à la cité royale et soumettre son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité. Comme il est d’usage dans les grands musées à l’ère de tout numérique, le 3e étage du palais de Manjakamiadana sera équipé d’une projection d’hologramme 3D des souverains de l’Imerina», a-t-il annoncé, hier, à Anatirova.

Dans les règles de l’art

La cérémonie officielle de pose de la première poutre du palais de Besakana s’est déroulée avec succès jeudi. Comme il a été le cas pour l’hôtel de Ville, la famille Rajoelina apportera également sa grande contribution pour la remise en état la case de Besakana.

«Cette initiative reflète la volonté de l’Etat de bâtir une nation capable de relever les défis du nouveau millénaire et de la mondialisation. L’épaisse fumée noire qui a recouvert le ciel de Madagascar la nuit du 6 novembre 1995 ne sera plus qu’un mauvais souvenir, la souveraineté nationale brillera de mille feux », a pour sa part ajouté Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo, ministre de la Communication et de la culture,

Avant d’enchaîner que «prévu dans le Code des marchés publics, un avis d’appel d’offres est lancé dans cette démarche».

Au mois de février dernier, le ministère de tutelle a lancé un appel à manifestations en vue de reconstruire le Rova d’Antananarivo. Dans ce contexte, le Conseil des rois et princes de Madagascar a mis hier, le point sur le respect de la culture et du Soatoavina malagasy dans cette entreprise.

Mille soldats invincibles

Pour la petite histoire, le premier palais fut bâti à l’orée de 1600 par le roi Andrianjaka au sommet de la plus haute colline d’Antananarivo (ville des Mille).  C’est également à ce grand homme qu’on doit cette appellation, en hommage aux mille soldats invincibles, placés aux alentours de la colline protéger le palais de tout envahisseur.

Au 17e siècle, l’architecte Jean Laborde  l’a construit avec des bois précieux, pour en faire la demeure officielle des souverains de Madagascar. Vingt ans plus tard, la reine Ranavalona II  faisait appel à l’architecte James Cameron, pour édifier le monument en pierre et d’y a ajouter un temple protestant.

60000 pierres ont été utilisées dans la construction du palais de Manjakamiadana. Avec le temps, 17000 ont dû être enlevées et posées au sol, dont 3400 en bon état ont pu être remises à leur place conformément au plan des techniciens. Il a fallu près de 880000 heures pour réaliser les travaux. Le revêtement en pierres du palais en bois a duré 6 ans. Après l’incendie du 6 novembre 1995, sa restauration a été confiée à Colas Madagascar pendant 4 ans.

Carte blanche aux artistes

Les notes de «Mazava atsinanana» et «Haody ry Analamangako» ont résonné hier, dans la Haute ville d’Antananarivo. Effectivement, la scène artistique a bien été représentée. Tana Gospel Choir a interprété l’hymne national. Se sont relayés sur scène, la compagnie de danse Rary, la troupe de Vakodrazana Ernest Randria Zanany, le groupe de bagasy Solika, mais également et surtout les précurseurs de l’art oratoire, à l’instar de Dadafara.

 

 

Page réalisée par Joachin Michaël

 

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