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Gréve du Seces Tana: les étudiants entendent renforcer le mouvement

Gréve du Seces Tana: les étudiants entendent renforcer le mouvement

Cela fait maintenant un mois que l’enseignement à l’université d’Antananarivo est suspendu. La reprise des cours reste incertaine alors que l’année universitaire 2018-2019 commence à peine pour la majorité des facultés. Une situation qui ne manque pas d’inquiéter les étudiants.

La tension  monte d’un cran à Ankatso. L’université d’Antananarivo reste inaccessible depuis avant-hier. Les membres du Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants de l’enseignement supérieur (Seces), section Tana, ont bloqué l’entrée du campus pour renforcer les mesures de suspension des cours, parallèlement aux sit-in qu’ils organisent chaque jour à l’esplanade Ankatso. «La suspension des cours sera maintenue jusqu’à ce que les autorités compétentes nous écoutent et donnent une suite favorable à nos revendications. Dans le cas contraire, nous n’allons pas reprendre nos activités car la bataille se poursuivra», a averti le président du Seces Tanà, Sammy Grégoire Ravelonirina, hier.

Chose qui est loin de plaire aux étudiants qui commencent à s’impatienter, face à la suspension de l’enseignement ou au report des dates de la rentrée universitaire pour certaines facultés. «A l’allure où vont les choses, le chamboulement du calendrier universitaire n’est pas à écarter. Par exemple, l’année universitaire en cours risque de s’étaler jusqu’en 2020. Les enseignants ont même déjà brandi la menace d’une année blanche. Une situation qui ne nous arrange pas car, non seulement nos dépenses augmentent alors que nous ne faisons rien, mais nous risquons également de voir nos années d’études s’allonger», a soutenu Safidy Rafaliherisoa, un représentant des étudiants. «Dans le souci d’assurer que l’enseignement revienne à la normale à l’université, et de revendiquer nos droits d’étudier, nous n’avons d’autres choix que de renforcer le mouvement des enseignants pour qu’ils puissent obtenir gain de cause dans les plus bref délais», a ajouté cette source.

Des manifestations estudiantines en vue

A l’entendre, les étudiants vont donc emboiter le pas aux enseignants en organisant des manifestations pour plaider les causes de ces derniers. «Nous sommes en train de préparer des mouvements allant dans ce sens. A défaut d’un consensus entre les enseignants et les autorités compétentes dans un bref délai, nous allons manifester», a prévenu Safidy Rafaliherisoa. En attendant l’évolution de la situation, le Seces Tana reste ouvert à tout éventuel dialogue pour discuter des solutions qui peuvent tendre vers la résolution des problèmes des enseignants. «Sur ce, nous sommes toujours dans l’attente d’une rencontre avec le président de la République ou le Premier ministre, pour leur faire part directement de nos revendications», a conclu Sammy Grégoire Ravelonirina.

 

Fahranarison

 

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