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Chronique: stagnation source de démotivation

La population a manifesté une ardeur sans pour autant se mettre au labeur, se satisfaisant d’attendre l’arrivée rapide de la saison des cueillettes. Même prévenus que les efforts exigent et une persévérance à les fournir et du temps avant de parvenir à mûrir pour permettre de bonnes récoltes, les gens ne se sont pas privés de cultiver le mythe d’une sorte de miracle et d’espérer ainsi l’avalanche de mannes mystérieuses. Évidemment que là où l’heure des échéances n’a pas sonné il n’y a pas matière à désillusion. Des opposants ne manquent pas pourtant d’exploiter les circonstances pour prêcher sans scrupule leur mauvaise parole, enseignant en toute mauvaise foi que les actes ne suivent pas les discours, que les promesses et gesticulations n’ont eu de valeur qu’à avoir été des feux d’artifice histoire de ravir les foules de bercer de rêve la populace et d’endormir le peuple.

Naturellement rien ne change, il faut le temps nécessaire aux actions de produire des effets, faut-il encore auparavant compter le temps de démarrer les chantiers. Actuellement que l’on se trouve au milieu du gué en traversant ces phases, que voilà que l’on pénètre dans une nouvelle période électorale pour des élections qui présentent une importance autre que secondaire : les résultats conditionnent l’équilibre propice à une réussite du projet du Président qui a obtenu déjà l’aval des électeurs lors de la présidentielle.

En rapport à la présidentielle lors de ces législatives le choix des électeurs se présente en dilemme, soit donner au président une liberté d’action pour mener à bien sa politique dans le but d’atteindre les objectifs, en conformité des plans, programmes et calendriers prévus dans le projet, soit établir un contre-pouvoir destiné à encadrer de façon équilibrée l’exercice du pouvoir. Plaidant en faveur de cette deuxième hypothèse tout en excitant l’impatience de la population les opposants jouent leur partition. De leur côté les candidats à la recherche d’une majorité en soutien de la politique du président se contentent à dire qu’ils en sont les partisans, comme si cette simple estampille suffisait à valoir sceau pour être élu, cultivant ainsi la maladresse de se présenter en godillots plus qu’à ne marquer de leur aval les bienfaits escomptés de l’application de la politique présidentielle. Ils disposent d’un boulevard, mais pour l’instant ce sont les opposants qui surfent sur la vague des difficultés dont le pouvoir actuel n’est pas responsable alors que l’on attend de lui le miracle de posséder l’art d’atténuer au plus vite la douleur des brûlures dont souffre la population.

 

Léo Raz

 

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