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Du paradoxe au pléonasme

Du paradoxe au pléonasme

Les grandes dates de l’histoire qui continuent sans cesse à cultiver le paradoxe et le pléonasme, sont toujours à l’origine d’un débat en même temps passionné et controversé, au-delà même de l’entendement des fois.

Comme chaque année, le 8 mars 2019 n’échappe pas à la règle. Et, hier encore, il arrive à point nommé, à l’heure de cette éternelle requête d’égalité hommes et femmes, la même rengaine déjà martelée durant des siècles.

« Vous les hommes, vous êtes tous pareils, dans le même sac ! Alors qu’à tout point de vue, vous ne valez mieux que les femmes. Malgré que nos droits soient toujours bafoués, au fil du temps, nous avons réussi à vous surpasser dans plusieurs domaines. Parfois même, vous êtes émerveillés par nos capacités, notre façon de faire. Moi, je ne me laisserai jamais mener par le bout du nez par mon mari », s’est adressée avec ténacité et indépendance une jeune cadre d’entreprise à ses amis (es), lors d’un déjeuner. Comme s’il n’existait pas des mots assez forts pour dire aux hommes d’aller faire voir ailleurs.

L’un des deux mâles à table, sûrement blessé dans son amour-propre, mais avec une indifférence glacée, se contentait de répliquer « parole aux femmes ! » suivi d’un applaudissement. Avant de reprendre, après une gorgée de jus naturel bien fraîche, que « certes, nous les hommes, nous sommes loin d’être parfaits à l’image de Dieu, mais vous les femmes, vous n’êtes pas non plus l’immaculée conception ».

L’autre homme s’est intervenu, « une énorme avancée est déjà constatée surtout dans le pays, mais la prise de conscience est longue. L’égalité est un concept idéal qui ne répondra jamais à un critère de perfection. Théoriquement et dans l’ordre naturel des choses, l’égalité entre hommes et femmes est juste une question d’équilibre et de respect réciproque. Si vous êtes si mal opprimées et vos droits fondamentaux sont tellement bafoués, le 8 mars aurait pris une allure de révendications à cor et à cri comme c’était le cas ailleurs dans les années 60, 70… au lieu de défiler en grande pompe par milliers sur fond d’allégresse et de festivité ».

Cette fois, la messe semble être dite. On est déjà le 9 mars. Mais, sans doute, ce genre de feuilleton reprendra autrement l’année prochaine et encore.

RA

 

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