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Secteur extractif: focus sur l’implication des communautés de base

Search for Common Ground (SFCG) Madagascar, avec le soutien de l’Ambassade britannique à Madagascar, a organisé hier, à l’hôtel Panorama Andrainarivo, une table-ronde sur les Principes volontaires sur la sécurité et les droits de l’Homme (PVSDH) dans le secteur extractif.

Une rencontre durant laquelle chaque acteur concerné a cherché à répondre aux questions: «Comment mieux impliquer la communauté dans les évaluations des risques afin de favoriser la cohabitation pacifique dans le secteur extractif ?» et «Comment améliorer les relations avec les forces de l’ordre en vue d’un collaboration durable ?».

Les PVSDH résument un code de conduite conçu pour guider les entreprises dans le maintien de la sécurité par le respect des droits de l’Homme. Ce code de conduite implique trois principaux piliers, dont les entreprises à grands investissements, le Gouvernement et la communauté.

«Ces principes se divisent en trois catégories : évaluation des risques, relations avec la sécurité publique et avec la sécurité privée», a expliqué Tiana Ravaloson, directeur pays de SFGC Madagascar.

Communication et transparence

Fidinarivo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques a aussi apporté un élément de réponse. D’après lui, la solution réside dans «la communication et la transparence». Ce qu’a confirmé également Carine Guidicelli, senior CSR manager d’Ambatovy. «Le fondamental, qui est l’une des clés des PVSDH, c’est d’impliquer les communautés et de s’assurer que la communication se fasse. Il faut aussi renforcer continuellement les capacités de l’ensemble des acteurs (…). La transparence et la rétroaction sont vraiment des clés pour motiver le partenariat entre l’Etat et les communautés de base», a-t-elle souligné.

Daniella Randriafeno, secrétaire exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI Madagascar) de renchérir : «Produire les données véridiques, vérifiables et fiables sur les informations de la part des compagnies, mais également par rapport aux recettes ou les réformes qui sont menées au niveau de l’Etat, relève de la mission de l’EITI. L’essentiel est que tous les accords établis soient mis à la disposition du public (…). Nous demandons également aux communautés de s’informer sur ces accords».

A Madagascar, certaines entreprises extractives et de sécurité (Rio Tinto, Ambatovy, Madagascar Oil…) ont adopté les principes volontaires dans la sécurisation de leur site d’opération. Certaines ONG travaillent également pour assurer le respect de ces principes, dont SFCG. Le souhait est que toutes les entités concernées par les PVSDH soient conformes à ces principes, pour assurer une cohabitation pacifique et harmonieuse menant vers le développement.

 

Arh.

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