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Chronique: verni, Monsieur le Président a la patate

Doucement les basses, faut pas me faire dire ce que je n’ai pas écrit. L’écrit reste, ce que l’on me reproche c’est d’écrire comme je parle, et de dire comme je le pense quand je parle. Faux, je mens comme je respire. Non, c’était pour blaguer. Pourtant, à bien y penser c’est quand je blague que je dis vrai. Stop ! Assez des embrouilles !

J’ai écrit patate en veillant au singulier, je ne me serai pas autorisé le pluriel histoire de glisser des allusions malvenues. Malvenues ? Moi, les patates seraient les bienvenues s’il leur venait l’idée de tomber chez moi, j’en danserais de plaisir au rythme de la chance de les avoir. Déjà que comme ça, sans un pet de pépéte j’ai du peps à en revendre. En soi avoir du peps n’a pas de prix, mais ne vaut pas bézef à la revente. Re-stop, fausse route ! On parle de la chance du Président et de son dynamisme.

Accumulant les atouts il mobilise les ressources pour exploiter au mieux ces atouts à l’avantage de l’action qu’il entend entreprendre au profit de la nation. D’une victoire sans conteste aux élections il tire loisir à bénéficier d’un état de grâce, bonus amplifié par l’exception de pouvoir légiférer par ordonnance pour ordonner une structure adaptée au chantier et ainsi assurer les meilleures chances de réussite à son projet. La conjonction des astres lui permet de surfer sur les premières vagues de mécontentement, ressac des couacs indésirables qui font patiner le fonctionnement et qui lâchent du mou à des opposants en désordre de bataille pour affronter le combat des législatives.

Candidat, Andry Rajoelina a construit autour de IEM le contenu de sa campagne, s’étant dispensé de ramer en faveur d’une fumeuse «décentralisation effective» dont nombre de concurrents ont fait un cheval de bataille, sans toujours en maîtriser l’essentiel. Président, il est libéré  de faire de l’obligation à mettre aux normes la décentralisation une urgence. Une communication réactive aurait gagné à ouvrir un boulevard et à permettre d’implanter en toute quiétude les relais en charge de l’IEM. En effet éclaircie sur la mission des «gouverneurs» l’opinion aurait perçu la différence avec la méthode hypocrite de faire croire effectivité de décentralisation l’initiative inverse, mettre à la tête un chef aux ordres du pouvoir central. En l’état rien n’interdit au Président de déléguer un représentant à quel niveau que ce soit à l’interne d’un schéma de déconcentration, formule destinée à donner du tonus sur le terrain, rapprochant de la réalisation de l’IEM et de la redistribution des fruits escomptés, les populations autant à mobiliser que censées en être les bénéficiaires directes. À charge le moment venu de rendre effective la décentralisation, de devoir procéder à une révision de la liste des compétences devant faire l’objet de transfert et déterminer les ressources en conséquence,  retoquer par des élections le vrai Chef du territoire décentralisé, troquer les casquettes de gouverneur contre des badges de «délégué général».

Léo Raz

 

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